Cette année, le célèbre Forum social mondial (FSM), principal espace de rencontre des mouvements sociaux de la planète, fête sa dixième édition.
Et nous y sommes !
Deux évènements pour le prix d'un pour cet anniversaire ! Une première rencontre à Porto Alegre, du 25 au 29 janvier, et une seconde à Salvador de Bahia, du 29 au 31. A Porto Alegre, cinq ans après que le FSM y ait été organisé pour la dernière fois, s'est déroulée une série de séminaires internationaux, rassemblés sous le titre « 10 ans après, défis et propositions pour un autre monde possible ». Parallèlement, près de 300 activités (rencontres, séminaires, ateliers, etc.) s'y sont tenues.
La ville de Salvador de Bahia, quant à elle, accueille actuellement le Forum social mondial thématique « Dialogues, diversité culturelle et crise de civilisation ». Il s'agit, entre autres, de préparer la prochaine édition du FSM 2011 à Dakar au Sénégal et d'échanger autour du thème « Les sociétés et les gouvernements débattent du monde de l'après crise ».
Il est toujours difficile de rendre compte de ce qu'est un FSM pour qui n'y est pas. Même si la question de savoir comment le doter d'un projet stratégique capable de peser sur le cours de la vie internationale reste ouverte, ces rencontres restent des lieux uniques d'échanges d'expériences et de construction de réseaux pour toutes les organisations qui y participent. Le FSM est aussi un lieu précieux de formation intellectuelle et politique sur les alternatives à la crise systémique du capitalisme.
Pour la délégation du PG composée de Maria Teggui ( membre du Bureau de la Commission internationale) et de moi-même , ces journées ont jusqu'à présent permis de travailler sur la préparation du Sommet des peuples et des mouvements sociaux sur le changement climatique qui se tiendra du 20 au 22 avril à Cochabamba (Bolivie). Cette rencontre sera la première après l'échec de Copenhague. Nous y serons présents avec une délégation composée de Martine Billard, Elodie Vaxelaire et moi-même.
Il est maintenant acquis que le PG intégrera les groupes de travail pour la préparation du programme.
Pablo Solon, ambassadeur de la Bolivie auprès des Nations unies, a renouvelé à Porto Alegre l'invitation lancée par Evo Morales, le 16 décembre à Copenhague, aux mouvements sociaux du monde entier à participer activement au Sommet.
Il en a rappelé quelques objectifs centraux :
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mettre en évidence les causes structurelles du réchauffement climatique : le capitalisme et son modèle productiviste ;
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débattre de la dette climatique contractée par les pays industrialisés envers les pays du Sud ;
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mettre en place un Tribunal permanent de la justice climatique ;
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construire un mouvement durable pour la justice climatique ;
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préparer l'organisation d'un référendum mondial sur le réchauffement climatique.
Pour lui, le succès de la lutte contre le réchauffement climatique dépendra de notre capacité collective à « construire une articulation entre un engagement des gouvernements progressistes et une pression internationale très forte des mouvements sociaux ».
La base politique de cette articulation doit être le rejet du texte issu des négociations de Copenhague. Pablo Solon a en effet rappelé qu'il n'y avait pas eu d'accord lors du Sommet, ni du point de vue politique ni du point de vue juridique.
Il a signalé un point important pour tous les mouvements sociaux impliqués dans cette bataille : c'est au mois de mars que les gouvernements décideront de la base de discussion pour Mexico : texte de Copenhague ou protocole de Kyoto ? Cochabamba permettra de dresser un premier bilan de la situation après cette décision.
A Bahia, nous avons également organisé une rencontre avec une délégation du Parti des travailleurs (PT) brésilien. Renato Simoes, responsable des relations avec le mouvement social, nous a accueillis chaleureusement.
La discussion fut riche sur la campagne présidentielle brésilienne qui va commencer dans les prochains mois et sur les projets du PT. Nous sommes invités au Congrès du parti qui se tiendra le 18 février. Le PT va changer de direction et aborder une campagne dont l'objectif sera d'assurer la victoire de sa candidate, Dilma Rousseff. Si elle est élue fin octobre, elle succèdera à Lula pour un mandat de quatre ans.
Les sondages indiquent que le succès est possible mais la droite, emmenée par José Serra (PSDB), est en embuscade et campe à proximité du PT dans les intentions de vote.
D'autres collaborations entre nos deux formations se précisent. Le PT suivra nos projets internationaux et souhaite renforcer les rencontres et débats sur les contenus avec le PG à l'avenir.
Il reste encore quelques jours pour développer ce type de rencontres !
























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