Les rues de la Grèce étaient vides, mis à part les deux millions de manifestants du secteur public qui faisaient la grève.
L'espace aérien du pays était interdit à tous les vols, les trains et les bateaux étaient aussi annulés, les écoles fermées et les services publics paralysés pour protester contre les sévères mesures de réduction de la dette publique du gouvernement, qui sont censées sauver le pays de la crise économique. Les journalistes ont eux aussi eu une grève de 24 heures.
Ce fut al seconde grève générale en deux semaines. Elle s'est associée à l'exaspération croissante contre la réponse de l'UE à la crise. L'action a été considérée comme la plus grosse depuis que le gouvernement socialiste de la Grèce a annoncé ses coupes pour amener le déficit du pays dans les limites fixées par les règles de la zone euro. La Grèce a désormais 12,7% de deficit public, plus de quatre fois ce qui est autorisé.
Les Socialistes ont proclamé que la solution passerait par le gel des salaires du secteur public, l'élévation de l'âge de la retraite jusqu'à 63 ans d'ici à 2015, et l'augmentation des taxes sur l'essence, l'alcool et le tabac.
Des manifestatiosn se sont tenues à Athènes et en Thessalonique. Le défilé devait être nonviolent mais des confrontations ont éclaté entre les manifestants et la police à la fin du rassemblement, moment où des grenades lacrymogènes ont été lancées. Trois personnes ont été mises en détention.
Le principal message syndical était que c'étaient les riches de Grèce qui devaient payer pour la crise, et non pas les classes moyennes et laborieuses.
« De tous le pays, un message fort d'unité, de lutte et de protestation a été envoyé », a dit Yiannis Panagopoulos, le chef du GSEE.
« Les travailleurs sortiront la société de la crise et répondront à l'effet domino de la spéculation par des manifestations en dominos. Ces manifestations sont un message de solidarité à tous les peuples d'Europe : un voie vers la solidarité et la cohésion sociale, meilleure que celle du catastrophique Pacte de Stabilité », a déclaré Alexis Tsipras, du Synaspismos.
« Le gouvernement devrait adopter un mélange de mesures économiques et sociales qui conduiraient non pas à la récession mais à la création d 'emplois », ont ajouté els syndicats.
Source :European Leflt News Portal, 25 février 2010.
Traduction : Marc Harpon
























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