
En Limousin, région de gauche historique, le PS avait refusé à l'issue du 1er tour de fusionner avec la liste « Limousin, terre de gauche », regroupant le Front de Gauche et le NPA car il refusait toute présence du NPA sur ses listes. La liste « Limousin terre de gauche » s'est donc maintenue au second tour et a enregistré une progression spectaculaire passant de 13,1% à 19,1%, tandis que le PS chutait par rapport à son score de 2004, en passant de 62% à 48 %. Signe de la défiance de nombreux électeurs socialistes vis-à-vis du sectarisme du PS, la liste Front de Gauche - NPA obtient 19,55% à Tulle, la ville de François Hollande, et même 21,5% sur le département de la Haute Vienne dont les dirigeants PS étaient à l'origine des exclusives mises contre le NPA et donc du refus de la fusion. A Guéret, dans la Creuse, où la liste départementale était conduite par le Parti de Gauche, elle passe de 11% au 1er tour à 17% au second tour et le PS dégringole de 69% en 2004 à 54%. Cette percée de l'autre gauche en Limousin est d'autant plus exemplaire qu'elle s'accompagne d'une abstention nettement plus faible qu'au niveau national (42% contre 46% au 1er tour). Dans le même temps, la droite a connu un recul tout aussi spectaculaire dans cette région et passe de 38% en 2004 à 33% en 2010, et même de 43 à 35% en Corrèze. Une preuve magistrale que le meilleur moyen de mettre en mouvement le peuple et de battre la droite est de rassembler l'autre gauche.
























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