Front de Gauche

Adhérer au Parti de Gauche Soutenir le Parti de Gauche


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Hayat Dhalfa

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Il n'y a pas de territoires définitivement perdus pour la République.


La toute fraîche élue locale que je suis a une double obsession ; l’une qui est bien évidemment liée à son territoire d’intervention , l’autre liée à sa capacité d’agir quand on ne souhaite pas s’adapter au monde tel qu’il est .

D’abord la Seine Saint Denis, son histoire ouvrière, sa place particulière dans la région francilienne, son rôle dans l’histoire de la gauche française et sa capacité de mobilisation, un département qui a dit non à Maastricht, non au TCE et non à Nicolas Sarkozy . Un département qui voit aujourd’hui se fonder le Parti de Gauche, avec un plaisir non dissimulé pour un certain nombre d ‘entre nous, tant les défis qui nous attendent ici traversent l’ensemble de nos convictions républicaines, laïques, sociales et économiques.
Le premier des défis est, à mon sens, sortir de la dialectique dans laquelle on enferme que trop souvent ces territoires entre la peur et la compassion.

L’une permettant aux néo libéraux de tout poil d’instaurer le débat sécuritaire, fichage et autres restrictions des libertés individuelles, de déceler dès le plus jeune âge le gêne de la délinquance, de disqualifier les classes populaires, la jeunesse, l’immigration. In fine de masquer toute la question sociale et économique au profit d’une crise culturelle et religieuse d’une population in intégrable, qui amènerait la thèse du choc des civilisations aux Portes de Paris.

L’autre pendant, le compassionnel, s’il puise ses racines dans un certain humanisme ne fait à l’arrivée que gloser sur l’impuissance du politique en renvoyant chacun à ses mécanismes de solidarité propre, échouant à la mise en œuvre de mobilisation collective.

Vous excuserez le côté lapidaire des démonstrations, le temps imparti est court.

Cette dialectique en soi est une dialectique de la résignation, qui viserait à admettre sans piper qu’il y aurait des territoires définitivement perdus pour la République.

C’est donc un travail de fond qui nous attend ici !

Redonner crédit à la politique, quand on vient de se faire voler sa souveraineté populaire, n’est pas chose aisée.

Mobiliser, quand on n’est pas en capacité de régler des questions de vie lourdes, par ailleurs droits constitutionnels, comme le travail ou le logement, n’est pas chose aisée non plus.

Revaloriser les fondamentaux de la gauche, les différencier les unes des autres, quand on a connu les divisions électorales des dernières cantonales et municipales en Seine Saint Denis, n’est pas facile.

Faire valoir la laïcité, l’école, est une chose qui se complique quand le Président de la République en tant que tel dans son discours de Latran nous dit « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Le volontarisme politique qu’il va nous falloir pour aborder les questions d’égalité, de partage des richesses, de l’Etat Social, de transformation social ; pour ne pas céder à l’ethnicisation de la République ( dans ses formules sympathiques comme la diversité, comme dans celles qui le sont moins comme les quotas ou le fichage ethnique), va exiger un front politique pour les européennes certes mais aussi pour l’action de proximité.

L’élue que je suis, deviens aujourd’hui une élue du Parti de Gauche ! Pour accompagner toutes ces questions entre autres. Mais aussi , je le dis en toute modestie, pour regagner de la capacité contestataire, de la capacité de proposition, de la capacité de mobilisation. Face aux transferts de compétences, à la complexification de la gestion publique, à la RGPP et aux finances publiques, à la mise à mal des services publics, aux injonctions de mise en place du SAM dans les écoles, de mise en place de la loi Boutin dans une ville qui pour mon cas atteint les 40% de logements sociaux, au débat sur le Grand Paris…nous avons besoin d’actions coordonnées, de plate formes de débat avec les citoyens, au risque sinon de devenir de simples gestionnaires ou de plus ou moins bons exécutants des politiques nationales .
Mon engagement est entier, parce que je ne suis pas exempt de l’espoir et de l’enthousiasme suscités dans un premier temps par Marc Dolez et Jean- Luc Mélenchon .

Ni moi, ni les amis que j’ai rencontré ces derniers jours à la Courneuve, à Tremblay, à Montreuil, à Drancy, à Saint Denis, à Saint Ouen, à l’Ile Saint Denis, à Bagnolet, à Epinay Sur Seine et j’en passe, qui le hurlent avec vous . Oui décidément «ça suffit comme ça » !

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Pascale Le Neouannic

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Le Parti de Gauche ose dire qu’il est le parti de ces sans culottes des temps modernes.


Mes cher-es camarades,

Merci à vous d’être là, merci parce que vous donnez raison à celles et ceux qui pensent qu’il ne faut pas renoncer. Car pendant la crise du capitalisme, les attaques continuent !

Sarkozy ne veut pas de pause, parce qu’il sait ou il va. Il a besoin de passer en force pour faire avaler ses remèdes de bonimenteur libéral…

Ils parlent de beaucoup de choses, mais jamais « bouclier fiscal ». Pourquoi parce que Sarkozy adresse avec le Bouclier Fiscal a adressé un message aux grands de ce monde : ici on vous protège !

Parce que pour lui et ses sbires il s’agit d’imposer un plan de récession. Pour eux, sortir de la crise, c’est continuer à nous faire les poches !

Pour occulter l’ensemble de son plan, la droite a une technique : trouver des boucs émissaires, qu’on peut pointer du doigt :

C’est de leur faute si ça ne va pas. Les « bons » coupables, on les trouve dans l’immense catégorie des « sans ».

D’abord les sans travail, les chômeurs qui pour l’UMP « coûtent de l’argent» à la société. La solution de la droite ?  Leur supprimer au plus vite leur indemnité.

Et bien non, on n’est pas coupable d’être au chômage. Qui doit être montré du doigt le chômeur ou le système ? Les salariés d’Amora qui se battent pour conserver leur emploi ?
Ou Unilever ce consortium qui fait des profits faramineux en délocalisant… 

Les chômeurs ne sont pas les seuls à être culpabilisés.

Malades, nous creusons le « trou de la secu », Sans papiers nous n’avons pas notre place ici … Sans logement… nous n’avons qu’à devenir propriétaire !

Eh bien puisque la droite s’attaque à tous les sans droits, le Parti de Gauche ose dire qu’il est le parti de ces sans culottes des temps modernes

Face à la droite et son projet, le Parti de Gauche doit porter le sien. Nous allons y travailler. Nous ne le ferons pas seuls et nous voulons le mettre au pot commun du Front auquel nous aspirons.

Cela passe par un travail de déconstruction indispensable du discours de la droite ; Contester les idées reçues, dénoncer les dogmes.

NON, Il n’y a pas une seule politique possible, tout est affaire de choix.
Ainsi quand la droite criminalise l’action citoyenne, ici les « Don Quichotte », là condamne le DAL ou encore Hervé Eon, nous devons nous mobiliser pour défendre les libertés individuelles et collectives.
 
Quand Darcos et d’autres veulent ringardiser les syndicats, le parti de Gauche appelle au vote, le 3 décembre pour les Prud’hommes, le 2 décembre dans l’Education nationale, parce que notre parti sait que la meilleure protection des salariés c’est de faire rentrer la citoyenneté sur le lieu de travail.

Mais la droite ne se limite pas aux terrains cités, elle est … partout.

Ainsi la droite au CG des Hauts-de-Seine, dirigé par Devedjian, celui qui -il y a 20 ans-  a débaptisé le stade Salvador Allende à Antony, impose, aujourd’hui, pour un collège le nom de Kleber Haedens, secrétaire particulier de Charles Maurras.

C’est le Maire de la Garenne Colombes (où se situe ce collège), qui l’a proposé. Il souhaite distribuer « une histoire de la littérature française » à tous les enfants de 6e « afin de développer l’esprit critique »… Un livre de Kleber Haedens écrit en 1943, qui véhicule les thèses du Maréchal Pétain et de sa Révolution nationale…

Face à cette droite il ne s’agit pas de simples batailles électorales, il est urgent de mener une véritable campagne d’éducation populaire. D’être au quotidien auprès des citoyens qui luttent.

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Franck Pupunat

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Dépasser le système capitaliste implique forcément une remise en cause de ce que l’on appelle le productivisme.


J’ai envie de débuter cette intervention par une question simple : Pour quelle raison sommes-nous tous réunis ici aujourd’hui ?

Nous ne sommes pas réunis ici pour se contenter de changer les choses à la marge ; nous ne sommes pas ici pour composer avec l’ordre établi.

Nous sommes là réunis avec l’espoir de changer radicalement la vie, avec l’espoir que collectivement nous pourrons contribuer à changer le monde.

Cet espoir, cette radicalité, cette envie, cet enthousiasme, cette détermination, nous ne pouvons l’imaginer qu’en opposition frontale au système capitaliste.

Le Parti de Gauche se positionne clairement pour un dépassement du système capitaliste. Dépasser le système capitaliste implique forcément une remise en cause de ce que l’on appelle le productivisme.

Le productivisme, c’est quand la production n’a plus aucun rapport avec les besoins de la société, n’a plus aucun rapport avec le progrès humain et social.

Le productivisme c’est toujours plus de production, qu’importe les besoins, qu’importe les conditions sociales de la production, qu’importent les conséquences environnementales de la production.
Le productivisme, c’est quand la production n’est plus au service de l’homme mais au service du système.

Ce productivisme que nous refusons au Parti de Gauche s’incarne dans 2 aliénations fondamentales : La religion de la croissance et la société de consommation.

La religion de la croissance.
La croissance, l’augmentation du PIB, est devenue l’unique boussole de nombreux dirigeants politiques.
Or, chacun sait qu’une croissance infinie dans un monde fini n’est pas possible.
Il ne s’agit pas pour autant de se prononcer pour la décroissance.
Il faut réaffirmer que l’indicateur, PIB, l’indicateur « croissance » n’est pas la bonne boussole politique.

Concrètement, cela signifie qu’il faudra que des secteurs soient en progression (ceux qui créent du lien), d’autres en diminution (ceux qui dégradent l’empreinte écologique)

Alors, ni croissance, ni décroissance mais un autre développement, un alterdéveloppement.

Le productivisme s’incarne dans une 2e aliénation :
La société de consommation
Nous ne parlons pas ici bien évidemment de l’accès de tous aux biens fondamentaux. Nous parlons de la société consumériste dans laquelle nous entraîne le système capitaliste.
Une société où tout se mesure (…), où tout à un prix, une société où la concurrence, où la compétition, où l’envie sont généralisés.

La société de consommation comme la religion de la croissance sont bien les 2 faces d’un modèle productiviste au service du capitalisme  lui-même tourné vers son objectif unique et implacable : la recherche de rentabilité du capital investi.

Mais il ne suffit pas de dénoncer, de déconstruire, il faut aussi proposer.
C’est bien cela la démarche du Parti de Gauche.

Donner du sens, donner du souffle….

Notre idéal de société c’est d’abord une société fraternelle, une société du lien plus qu’une société du bien, une société où l’environnement est préservé, où chacun a accès aux biens fondamentaux, où chaque citoyen, chaque salarié, chaque travailleur acquiert de nouveaux droits, une société où l’on vit bien ensemble.

Au service de cet idéal, nous devons imaginer de nouveaux indicateurs, de nouvelles boussoles politiques.

Au service de cet idéal, nous devons imaginer un nouveau système que nous appelons « alterdéveloppement » qui fixe des frontières à la sphère marchande, qui donne de nouvelles dimensions à la sphère publique et qui propose de nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratique, plus transparente et relocalisée…

Vous l’avez compris, le Parti de Gauche ne veut pas « améliorer » ce monde, nous voulons « un autre monde » !

Notre parti doit incarner une Gauche d’avant-garde qui non seulement imagine cet autre monde mais qui aspire tout autant à changer radicalement et concrètement le réel en prenant le jour venu ses responsabilités.

Pour conclure, je dirai simplement que je suis heureux et fier d’être ici.
J’en reviens à la question première, à la raison de notre présence ici, à ce moment historique ; cela renvoie au sens même de notre engagement en politique :

La seule question qui vaille quand on adhère à une organisation politique :
Quels sont les brins d’humanité que collectivement nous pouvons faire avancer : au niveau local, au niveau départemental, régional, national, européen et même mondial…

Et c’est bien ensemble et dès demain que nous serons capables d’ouvrir de nouveaux mondes.

Je vous remercie

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Christophe Ventura

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Ce parti peut permettre d'engager en France une dynamique politique unitaire de rupture avec le néolibéralisme.


La naissance du Parti de gauche (PG) est une bonne nouvelle dans le champ politique !       

Ce parti peut permettre d'engager en France une dynamique politique unitaire de rupture avec le néolibéralisme qui, malgré sa banqueroute et sa remise en cause dans les discours, vient, dans une version amendée aux marges de son fonctionnement, d'être remis en selle par les dirigeants du G 20 à Washington et par le gouvernement de Monsieur Nicolas Sarkozy en France.

Dans ce contexte, le Parti de gauche peut constituer une "offre" crédible pour qui veut voir naître dans notre pays une gauche de gauche, mais aspirant à gouverner. C'est, au fond, cette perspective formulée et assumée qui confère à l'initiative son principal intérêt. Quel est le paysage de la gauche politique et sociale aujourd'hui ? Le Parti socialiste, largement converti au social-libéralisme et à l'eurolibéralisme, paraît bien incapable de renouer un contact sociologique et politique avec les classes populaires et de porter leurs aspirations. De son côté, « l'autre gauche », dispersée, est soit prisonnière de contraintes électorales soit cantonnée, jusqu'à preuve du contraire, dans une stratégie protestataire. Enfin, les mouvements sociaux et citoyens, notamment ceux issus de 10 années d'altermondialisme, commencent seulement à se poser la question des prolongements politiques de leurs mobilisations. Ce que certains d'entre nous avons désigné comme le post-altermondialisme. C'est parce que le projet du PG se fixe cet objectif de bâtir une gauche radicale de gouvernement, et qu'il en tire comme conséquence l'obligation de construire une union stratégique entre les différents acteurs de la gauche politique et sociale non social-libérale, qu'il se révèle pertinent. De ce point de vue, l'initiative est la seule à même de faire bouger les lignes actuelles. On peut aussi penser qu'elle permettra de renouveler les formes et les contenus des politiques publiques et de l'action politique, notamment sur la question environnementale qui ne doit plus être un supplément d'âme.

Enfin la création du Parti de gauche est une bonne nouvelle pour l'internationalisme. Le PG est attentif aux évolutions en cours et aux innovations politiques en Europe et dans le monde, comme en Allemagne avec la montée de Die Linke ou en Amérique latine avec les processus de transformation sociale et démocratique au Venezuela, en Bolivie, etc.

C'est là-bas que des gouvernements, issus ou appuyés par de forts mouvements populaires, mettent en place de réelles politiques de rupture avec le modèle néolibéral. Celles que nous voulons et pour lesquelles nous nous battons depuis plusieurs années. Le chemin de la gauche passe aujourd'hui par Caracas, La Paz ou Quito. C'est sur ce continent, notamment à travers des réalisations comme l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba), qu'a commencé à s'écrire ce nouveau livre de notre histoire contemporaine dans lequel il s'agit, comme l'indique le leitmotiv du PG, de « tourner la page du capitalisme »

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Danielle Simonnet

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Notre identité nationale, c’est notre identité républicaine et laïque!


Est-ce que vous êtes pour défendre la laïcité ?
Cela tombe bien. Elle en a grand besoin.

Le Président Sarkozy a annoncé à maintes reprises sa volonté politique de remettre en cause la laïcité dans notre pays et de revenir sur la Loi de 1905. Il entend développer un dialogue régulier avec les églises, reconnaître les religions d’utilité publique, permettre le financement public des lieux de culte. Son projet d’ensemble est bien celui de reconfessionnaliser l’espace public.

Alors ne le laissons pas faire. La laïcité est l’affaire de tous ! Elle nous concerne tous. Il n’y a pas de laïcité « positive », « ouverte » ou « moderne » à inventer. Ne nous leurrons pas, ces adjectifs, qui que ce soit qui les emploie, ne visent qu’à remettre en cause la laïcité. Dans notre appel pour la création du parti de gauche, nous prenons notamment l’engagement intransigeant de faire vivre la laïcité. Car reconnaissons le, à gauche également, certains ont eu tendance à brouiller les repères.

Nous devons au contraire réaffirmer sans relâche que la laïcité est un fondement de notre République. Elle stipule que la République ne finance et ne reconnaît aucun culte. La laïcité n’est pas synonyme de neutralité religieuse mais bien garante de la liberté de conscience.
Elle est fondatrice de notre sentiment d’appartenance à la même communauté de destin. Parce que nous nous considérons toutes et tous avant tout comme des semblables, des citoyens égaux bien au delà de nos différences. Car nous sommes tous différents

Parce que nous sommes des défenseurs de l’école publique, nous devons défendre la laïcité. Vous vous souvenez comme moi des propos de Sarkozy, qui déclarait « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Cette attaque contre l’école publique laïque est inacceptable. Il n’y a pas de République sans une école publique et laïque pour tous, garante de la formation de l’esprit critique des citoyens.

Parce que nous sommes des militants syndicalistes, des militants pour la défense des services publics, nous devons défendre la laïcité. Nous sommes pour l’égalité des droits, nous refusons que les droits sociaux diffèrent demain selon les appartenances présupposées des uns ou des autres. L’exacerbation des identités ethniques, religieuse n’ont d’autres objectifs que la division des salariés. La question laïque et la question sociale sont les deux faces d’une même pièce. Et quand nous sommes élu-e-s nous devons nous en montrer garants. En tant que conseillère de Paris, j’ai été amenée à m’opposer avec d’autres au financement de crèches confessionnelles intégristes à Paris. Et dans toute la France beaucoup en font de même. Sans cela, vers quelle société allons nous ? Un apartheid religieux, ethnique dès la petite enfance, qui se prolonge dans des horaires différenciés dans les piscines, un accès rogné à la santé pour certaines ? Refusons cette société là.

Parce que nous sommes féministes, nous savons que l’émancipation des femmes et le combat pour l’égalité entre les sexes nécessite une laïcité défendue sans concession. D’autres luttes, contre l’homophobie, contre le racisme, contre la pandémie du Sida ont également besoin de laïcité.

Parce que nous sommes des militants solidaires engagés pour la régularisation de tous les sans papiers, nous devons défendre également la laïcité. Qu’on cesse de nous faire croire que l’immigration représente une menace pour notre identité nationale. Car notre identité nationale, c’est notre identité républicaine et laïque !

Parce que nous sommes des militants internationalistes, des militants pour la paix, nous devons défendre la laïcité. Dans son discours aux ambassadeurs, Sarkozy avait affirmé que le premier défi mondial de notre temps serait « le choc entre l’islam et l’occident ». Il reprenait ainsi la théorie américaine du choc des civilisations.  Mais quel est le rôle de cette théorie si ce n’est de justifier des conflits aux 4 coins de la planète qui permettent aux EU de perpétuer par leur suprématie militaire, leur domination économique mondiale ?

Pour le Parti de Gauche, pour ses fondatrices et ses fondateurs loin de vouloir réduire à coup d’adjectifs la laïcité nous pensons que nous ne souffrons pas de trop de laïcité mais de manque de laïcité ? Et loin de la réduire nous devons avoir pour projet de l’étendre : Partout et pour toutes et tous !

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Le PG en action

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