Harcèlement, violences sexuelles : Le Parti de Gauche dit NON !

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Le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles, les viols et toutes les violences sexuelles sont des actes répréhensible et d’une grande gravité, que nous condamnons sans ambiguïté et en toutes circonstances. Ils restent malheureusement très fréquents dans notre société patriarcale. Pire, lorsque des victimes « parlent », elles se retrouvent trop souvent au coeur de reproches et de suspicions de toutes sortes : comment étaient-elles habillées, ne l’auraient-elles pas un peu cherché, n’auraient-elles pas avantage à affabuler, pourquoi se seraient-elles laissé faire, etc.Cette suspicion est particulièrement exacerbée dans le cadre politique, où pèsent les accusations de trahison, la peur de desservir son camp, ou encore la pression médiatique. S’ajoute à cela le rythme de la vie politique qui permet de toujours trouver une bonne raison de repousser ou délégitimer les témoignages, qui n’arrivent jamais au « bon moment », puisque toujours à la veille d’une élection, d’un vote interne, d’une décision importante ou d’un congrès.

En tant que parti féministe, notre rôle est de lutter fermement contre toutes ces violences, d’où qu’elles viennent. Un parti politique n’étant pas en-dehors de la société, l’adhésion à notre parti étant a priori ouverte à toutes et tous, nous ne pouvons pas garantir sans hypocrisie que nous ne serons jamais confronté-e-s à ce types de comportements. Il est donc de la responsabilité de chacun-e d’être vigilant-e, et d’avoir en tête comme une évidence que notre organisation ne peut en aucun cas les cautionner ou demander à les garder sous silence. Nous ne voulons pas que nos camarades brisent l’omerta : nous voulons qu’elle ne se mette jamais en place.

Pour cela, si un-e camarades vous confiais avoir subi de tels actes, votre première responsabilité est d’être à l’écoute, de lui transmettre les contacts pouvant lui être utile, de la soutenir et de l’encourager si elle ou il souhaite déposer plainte. Nous n’avons pas à régler par des décisions internes des faits aussi graves, relevant de l’autorité judiciaire. En revanche, notre devoir est de faire en sorte que jamais une victime ne se mue dans le silence ou ne se rétracte par peur d’être blâmée ou de ne pas être prise au sérieux. La camaraderie, la solidarité, et le féminisme qui nous définissent passent aussi par là.

Concrètement, qu’est-ce que c’est?

Les termes de harcèlement, d’agression, de viol, nous semblent familiers. Pour autant, nous nous en faisons souvent une idée relativement vague. Or, être capable de mettre les bons mots sur ces actes est important, et peut aider à saisir à quel point ils sont à la fois courants et extrêmement graves. Quelques définitions :

Harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel consiste à imposer de façon répétée des propos à connotation sexuelle, mais comprend également toute pression grave visant apparemment à obtenir un acte sexuel, et ce même si elle n’est pas répétée.

« I. – Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. II. – Est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. » (article 222-23 du Code Pénal)

Agression sexuelle

Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise sans le consentement de la victime, par exemple un attouchement ou une caresse sexuelle. Il ne peut y avoir de consentement dans la violence, la contrainte, la menace ou la surprise.

« Toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise est une agression sexuelle » (article 222-22 du Code Pénal)

Viol

Un viol est un rapport sexuel commis sans le consentement de la victime. Cela comprend légalement tout acte de pénétration sexuelle non-consentie, y compris par exemple une fellation. Il ne peut y avoir de consentement dans la violence, la contrainte, la menace ou la surprise. Un rapport sexuel peut être refusé ou arrêté à tout moment : même lorsqu’une personne a consenti à un moment donné à avoir un rapport sexuel, la forcer à continuer ou à réitérer est toujours un viol.

« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur la personne d’autrui par la violence, contrainte, menace ou surprise est un viol » (article 222-23 du Code Pénal)

 

• Les associations spécialisées vous permettront d’entrer en contact avec des personnes formées pour vous conseiller au mieux, que vous souhaitiez porter plainte ou non :

Stop violences femmes : 3919 (numéro d’écoute pour les femmes victimes de violence, appel anonyme et gratuit)

Associations d’aides aux victimes : www.inavem.org

Le planning familial : www.planning-familial.org

• Mais si face à ces violences, la solution ne peut pas être une décision interne de parti politique, il est néanmoins important de pouvoir être soutenu-e par ses camarades, et qu’une victime ne se retrouve pas empêchée de militer par la présence de son agresseur. C’est pourquoi en cas de problème il ne faut pas hésiter à prévenir les responsables locaux concerné-e-s (ou les responsables listé-e-s ci-dessous), et à saisir la Commission de Résolution des Conflits afin de faire en sorte que ce ne soit jamais la victime mais bien l’auteur-e de l’agression qui soit inquiété-e.

En cas de besoin d’une information plus précise, ou de contacter quelqu’un d’autre que vos camarades locaux, n’hésite pas à joindre :

  • ●  Layla YAKOUB, SEN au féminisme layla.yakoub@gmail.com
  • ●  Jean-Charles LALLEMAND, Secrétaire Général du PG jc.lallemand@wanadoo.fr
  • ●  Pascale LENEOUANNIC, de la Commission de Résolution des Conflits p.leneouannic@orange.fr

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