
Jusqu'où osera-t-il aller? Celui qui est sensé être le garant de nos institutions a franchi un nouveau pas vers la remise en cause de notre pacte républicain en proposant notamment de retirer la nationalité française aux "personnes d'origine étrangère ayant porte atteinte a la vie d'un policier ou d'un gendarme".
Qui sont les "personnes d'origine étrangère"? En Republique, et c'est heureux, nul ne peut le savoir. Seules des statistiques ethniques, une fois déjà declarees anticonstitutionnelles, permettraient de le savoir car la catégorie va bien au-delà de ceux ayant acquis la nationalité française. Ce serait la porte ouverte a une communautarisation sans précédent de notre société.
A partir de quand, dans la vulgate sarkozyste, ne serait-on plus "d'origine étrangère"? A la première, a la deuxième, a la troisième génération?
Certes, la proposition du Chef de l'État est mort-née dans notre cadre constitutionnel actuel. Des lors, il ne reste de ses propos, dans la droite ligne de ses récentes déclarations contre les gens du voyage, que la mise à l'index abjecte de catégories de citoyens, inédite depuis le régime de Vichy.
























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