L’Union Européenne veut libéraliser nos barrages, Ségolène Royal va-t-elle s’exécuter ?

barrage

La nouvelle Ministre de l’écologie Ségolène Royal a annoncé cette semaine qu’elle allait ouvrir les concessions de nos barrages hydrauliques au secteur privé.

Je m’inquiète fortement de ce qui ressemble fort en réalité, sous couvert de Sociétés d’Economie Mixte, à une nouvelle étape dans la privatisation de la gestion des barrages français, réclamée depuis longtemps par Bruxelles. L’objectif de la Ministre est de répondre aux injonctions de la Commission Européenne qui demande une mise en concurrence de la gestion des concessions. Le caractère semi public proposé par le Ministère permettrait de nationaliser les pertes et les investissements tout en garantissant de verser une rente aux gestionnaires privés.

Cette libéralisation des concessions hydrauliques est en effet une vieille revendication que l’Union Européenne cherche à nous imposer depuis les premières directives en 1997, et au sein des paquets successifs de libéralisation des marchés de l’énergie, soutenus trop souvent par les eurodéputés de la droite mais aussi du PS et d’EELV.

Y céder signerait l’abandon de la dernière ligne de résistance qu’avait tenue la Ministre Delphine Batho en son temps, elle qui avait eu le courage de s’opposer à cette « privatisation qui ne dit pas son nom ». Ségolène Royal a annoncé que ce dispositif serait intégré dans la loi de transition énergétique. Elle a donc décidé de céder aux injonctions de la Commission.

Cette décision livrerait un peu plus l’énergie, bien commun, aux appétits des multinationales privées.

Elle mènerait à une hausse des tarifs de l’énergie.

Cette nouvelle logique de privatisation est inadmissible. La circonscription Centre – Massif Central est particulièrement concernée. La vallée de la Dordogne notamment est très fournie en barrages hydrauliques. Et au moins trois barrages (Aigle, Morceaux la Virole et Fumel) terminent leurs concessions dans les années à venir.

Pour dire non à l’Europe libérale et à la privatisation de nos biens communs et services publics, utilisons le 25 mai le bulletin Front de Gauche.