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Université de Montpellier : c’est la violence qui ruisselle ! Pas de milices dans les facs !

Un amphithéâtre occupé par des étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi ORE a été le cadre d’affrontements violents avec des miliciens cagoulés et armés venus déloger les étudiant-e-s pacifiques. La responsabilité du Directeur de l’UFR de Droit et Sciences politiques de l’université de Montpellier, M. Pétel, est directement engagée puisqu’il s’agit des locaux dont il a la responsabilité. En outre, selon plusieurs syndicalistes témoins de la scène, c’est lui-même qui est à l’origine de cette irruption : il aurait manifestement cru bon d’appeler à l’aide ces fascistes pour imposer son fait et il aurait été présent sur les lieux. Si cela s’avère vrai c’est intolérable et inexcusable. Les images, particulièrement violentes et marquantes, ne laissent aucun doute quant à la nature des intentions ni à l’implication d’employés de l’université (une vidéo montre ainsi des personnes chargées de la sécurité incendie en train d’accompagner l’évacuation par les miliciens, sans s’interposer…). Ces personnes devront être entendues également, elles permettront peut-être de trouver les donneurs d’ordre.

Du reste, comment se fait-il que la police, pourtant si prompte à venir déloger des occupations pacifiques de locaux, comme à Nantes, sans cesse appelée pour réprimer le mouvement social dans les universités, comme à Bordeaux, n’ait pas pu interpeller les auteurs de ces violences ? Là aussi la responsabilité du Directeur de l’UFR est engagée, il lui revenait de les appeler à l’aide.

Le Parti de Gauche exprime toute sa solidarité aux personnes blessées. Il réitère son soutien aux revendications des étudiant-e-s mobilisé-e-s et souhaite comme eux/elles que M. Pétel soit immédiatement dessaisi de la direction de l’UFR de Droit et Sciences politiques avant que d’éventuelles suites juridiques soient données à cette affaire d’une extrême gravité. 

Le Parti de Gauche interpelle également la Ministre, Mme Vidal : sa responsabilité est aussi engagée. M. Pétel, qui a déclaré à la presse « approuver totalement » le comportement des miliciens, et s’en dit « fier », doit être démis de ses fonctions. En outre, les méthodes caporalistes du gouvernement, qui fait passer les lois par décret, sans entendre les désaccords profonds des étudiant-e-s et des enseignant-e-s sur les réformes en cours, qui met des universités sous tutelle comme à Toulouse, et laisse agir des Présidents autocrates et autoritaires un peu partout, ces méthodes ont des conséquences. C’est la violence qui ruisselle.

Sarah Legrain et Clément Fradin