Le Parti de Gauche condamne avec force la répression violente du mouvement social en Équateur

Le Parti de Gauche condamne avec force la répression violente du mouvement social qui anime l’Équateur depuis le 13 juin. Sous couvert d’une mascarade de dialogue, le régime de Guillermo Lasso a fait le choix d’une réponse coercitive meurtrière, qui a déjà conduit à au moins cinq décès et des centaines de blessés. Nous dénonçons le ministre de l’Intérieur Patricio Carrillo qui a ouvertement exhorté les forces de l’ordre à accroitre la répression, les encourageant même à faire usage de leurs armes.

La multiplication des mouvements sociaux en Équateur depuis 2019 montre bien l’opposition résolue des Équatoriens et des Équatoriennes aux politiques néolibérales et austéritaires qui n’ont que pour seul effet de les appauvrir. Nous nous félicitons que les citoyens et les citoyennes, en particulier indigènes, aient fait le choix de la résistance pour les contrer.
Nous nous réjouissons de la tenue d’un vote de destitution à l’encontre de M. Lasso ce mercredi 29 juin à l’Assemblée nationale. Ce vote doit remporter le soutien de toutes les forces politiques qui se réclament du progressisme et des droits humains.
L’aspiration légitime du peuple équatorien à la justice et à la dignité ne pourra être satisfaite tant que M. Lasso persistera au pouvoir. En une seule année de présidence, celui-ci est non seulement parvenu à saper la condition économique des Équatoriens et des Équatoriennes mais aussi à transformer l’un des pays les plus stables d’Amérique latine en un sanctuaire pour les gangs dont l’emprise et la violence s’est considérablement accrue au cours des derniers mois. La persécution judiciaire contre les opposants à M. Lasso doit être aussi dénoncée avec force, qu’il s’agisse de celle des manifestants du mouvement social ou de celle des partisans de M. Correa, au premier rang desquels l’ancien vice-Président Jorge Glas, prisonnier politique depuis 2017.

À l’heure où l’Amérique latine semble déterminée à reprendre le chemin de la justice sociale et de la démocratie, nous faisons vœu que les Équatoriens et les Équatoriennes puissent eux-aussi renouer avec un gouvernement populaire et humaniste.

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El Partido de Izquierda condena con fuerza la violenta represión del movimiento social que anima Ecuador desde el 13 de junio. Al amparo de una farsa de diálogo, el régimen de Guillermo Lasso ha elegido una respuesta coercitiva asesina, que ya ha conducido a al menos cinco muertos y cientos de heridos. Denunciamos el ministro del Interior, Patricio Carrillo, quien instó abiertamente las fuerzas públicas a aumentar la represión, incluso animándolas a usar sus armas.

La multiplicación de movimientos sociales en Ecuador desde 2019 muestra claramente la decidida oposición de las ecuatorianas y de los ecuatorianos a las políticas neoliberales y de austeridad que solo tienen como efecto de empobrecer los pueblos. Celebramos que los ciudadanos, especialmente indígenas, hayan elegido la resistencia para contrarrestarlos.
Saludamos la realización de un voto de destitución contra el Sr. Lasso este miércoles 29 de junio en la Asamblea Nacional. Este voto debe ganar el apoyo de todas las fuerzas políticas que abogan por el progresismo y los derechos humanos.
La legítima aspiración del pueblo ecuatoriano a la justicia y la dignidad no podrá ser satisfecha mientras el Sr. Lasso persista en el poder. En tan solo un año de presidencia, no solo ha logrado socavar la condición económica de las ecuatorianas y de los ecuatorianos, sino también transformar uno de los países más estables de América Latina en un santuario para los grupos criminales cuyo dominio y violencia aumentó dramáticamente en los últimos meses. También se debe denunciar con fuerza la persecución judicial contra los opositores del Sr. Lasso, ya sea la de los manifestantes del movimiento social actual o la de los simpatizantes del expresidente Correa, como la del exvicepresidente Jorge Glas, preso político desde 2017.

En un momento en que América Latina parece decidida a retomar el camino de la justicia social y de la democracia, esperamos que las ecuatorianas y los ecuatorianos también puedan reencontrarse con un gobierno popular y humanista.