Macron et Depardieu unis dans le mépris des femmes

Macron en « grand admirateur »  et 55 « personnalités » (seulement) du mode de la culture sont  venu.es au secours de Depardieu, sous prétexte de laisser la justice faire son travail et de s’opposer au « lynchage » du « monstre sacré du cinéma français ».

Un monstre certes mais pas du tout sacré que ce grand ami de Poutine et des oligarques russes ! Un monstre qui  tient des propos abjects y compris sur les petites filles et qui est multi accusé dans des affaires de violences sexuelles.

Comme si Depardieu représentait l’art en France. Comme si le statut d’artiste ou le talent justifiait un traitement singulier. Comme si le système judiciaire n’entretenait pas l’impunité alors qu’1% seulement des plaintes pour viols aboutissent à une condamnation.

Non, Depardieu ne rend pas « fière la France » comme le déclare Macron qui dénonce une « chasse à l’homme » contre celui qui se définit lui-même comme un « chasseur » envers les femmes !

Ce sont toutes les femmes qui sont insultées par la prise de position masculiniste de Macron qui n’a pas eu un mot de solidarité à l’égard des victimes, car derrière la « présomption d’innocence » pour l’agresseur on entend aisément une « présomption de mensonge » pour les femmes qui témoignent contre lui,  là où il faudrait entendre une présomption de sincérité.

Macron assume donc  de se tenir du coté d’un auteur de violences sexistes et sexuelles, ce qui invalide la parole des plaignantes, entrave leur recours à la justice et contrarie leurs tentatives de reconstruction.

Macron n’est donc plus le garant des institutions de la République qu’il devrait être.

Ce vieux monde patriarcal doit mourir et laisser place à une société  d’égalité et d’émancipation où chacun.e est respecté.e et où les violences sexistes et sexuelles sont bannies.

Le Parti de Gauche appelle à participer aux  rassemblements organisés par les organisations/associations féministes devant toutes les préfectures ou les palais de Justice de France le jeudi 11 janvier 2024.

Related Posts

Villers-Cotterêts ou comment mieux assassiner la langue française et déprécier le féminin
Après le 7 mars, c’est la grève féministe le 8 mars
8 mars. Les femmes sur le pavé. Le combat continue