E3C : de Charybde en Scylla !

Le Parti de Gauche dénonce avec vigueur les conditions dans lesquelles se déroulent ou vont se dérouler pour les classes de Première les épreuves communes de contrôle continu (E3C) du bac Blanquer.

Le PG s’était déjà opposé à l’architecture de ce nouveau bac, qui remet en cause le caractère national du diplôme et rompt avec le principe d’égalité républicaine du système éducatif. Il s’agit d’une étape supplémentaire dans le processus de territorialisation de l’éducation nationale, quinquennats après quinquennats.

Mais il était difficile d’imaginer que cette réforme à la hussarde puisse se réaliser dans un tel contexte d’impréparation, d’amateurisme et d’inconséquence. Dès la rentrée scolaire de septembre, enseignants, parents, élèves, chefs d’établissement, chacun dans leur registre, avaient alerté sur la catastrophe imminente qui se profilait inéluctablement. Voilà que la réalité dépasse les scénarii les plus pessimistes, entre sujets inadaptés, organisation matérielle relevant de la gageure, ruptures profondes de l’égalité de traitement entre élèves et lycées, contraintes techniques négligées en dépit du bon sens, fuites plus ou moins orchestrées, situations de stress aggravées de manière générale etc.

L’entêtement du ministre Jean-Michel Blanquer, le même qui avait supprimé 50 000 postes quant il sévissait à la DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire) sous la direction du Président Nicolas Sarkozy et du ministre Luc Chatel, à minimiser le niveau de la contestation et à vouloir coûte que coûte que ces épreuves se tiennent, même si les conditions minimales de sérénité ne sont pas réunies, est révélateur de la fébrilité et de l’autoritarisme qui gagnent une Macronie aux abois. La réforme du bac, comme celle de l’école de la (prétendue…) confiance du ministre Blanquer, va décidément de Charybde en Scylla.

Le Parti de Gauche exige la suppression immédiate de ces épreuves de contrôle continu. Face à la succession de quinquennats d’airain particulièrement destructeurs de l’intérêt général, c’est à une refondation de l’Ecole de la République que le PG s’attache, afin de faire triompher l’école de l’égalité et de l’émancipation au service du peuple.


Pour la Commission nationale Education du PG, Francis DASPE

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