Dans son discours du Grand Palais, le premier ministre Édouard Philippe annonce que les Français ont en assez la pression fiscale, qu’il faut donc une baisse des impôts et en conséquence une baisse des dépenses publiques. Un discours de droite, cohérent avec le programme électoral de Macron en 2017, c’est à dire la programmation de la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires (dont 70.000 dans les collectivités locales) et 13 milliards de coupes sombres supplémentaires pour ces mêmes collectivités.

Ils n’ont vraiment rien compris !

Ce qui s’exprime dans le pays depuis des mois, ça n’est pas le ras le bol de la pression fiscale, confondant taxes et impôts, mais le ras le bol de la pression sociale et de l’injustice fiscale qui va avec.

Deux constats importants: tout d’abord, le « grand débat » officiel est un échec si l’on regarde le niveau de participation et la sociologie des participants, tentant de remettre dans les tuyaux leurs intérêts particuliers, n’ayant rien à voir avec les préoccupations d’intérêt général qui s’exprime dans la rue. Ensuite, la mobilisation ne faiblit pas; d’autres secteurs sont rentrés en lutte comme les Impôts ou l’Education Nationale, défiante vis d’un ministre qui avait supprimé plus de 50.000 postes quand il était directeur général l’enseignement scolaire sous Sarkozy.

Ce qui s’exprime dans le pays est de tout autre acabit que les supputations de Macron et Philippe. 62% veulent d’autres outils démocratiques, 77% sont pour le retour de l’ISF et un impôt plus progressif. L’impératif écologique arrive maintenant en deuxième position des préoccupations, après le pouvoir d’achat.

C’est ce que porte le mouvement des Gilets Jaunes, toujours soutenu par une majorité des Français.

C’est aussi ce qui est au cœur de notre programme immédiat, au Parti de Gauche et à la France insoumise.

Notre liste et notre campagne des européennes, conduites par Manon Aubry, rentrent donc en résonance avec les attentes du pays, avec la possibilité de sanctionner Macron et de pointer, qu’avec cette Union européenne et ses traités, on ne peut pas mener de politique sociale, écologique et démocratique.

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Après le « dorénavant comme auparavant  » de Macron, prenons la rue et les urnes !
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Une entrée en campagne(s) bien orchestrée
gilets jaunes
Que 2019 soit l’année de la révolution citoyenne !