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Une entrée en campagne(s) bien orchestrée

Tout semble bien mis en place désormais par l’exécutif et le parti médiatique. Le grand débat ne sert finalement qu’à légitimer la politique gouvernementale dans la mesure où le président Macron s’offre gratuitement une tribune qui ferait passer les discours de Fidel Castro pour de courts monologues. Lors de sa visite du Salon de l’agriculture, au lieu de parler du développement de la campagne – le monde rural – il fait campagne pour l’Europe. Le CSA devrait se prononcer sur ce détournement massif de l’antenne publique. C’est crucial à l’heure où les instituts de sondage multiplient les supercheries. Manu Bompard a pu montrer comment les derniers sondages – sur des quotas ridiculement bas – font croire à un sursaut de participation d’abstentionnistes des présidentielles, qui naturellement voteraient massivement EELV et LREM alors que selon eux 0 % des étudiant.e.s voteraient LFI. Plus c’est gros, plus cela passe.

La même politique perdure. On attend le retour de l’ISF, et pourtant le gouvernement chante la ritournelle du « salauds de pauvres ». L’hypothèse de faire payer l’impôt sur le revenu entretient cette veine démagogique contre l’impôt. Elle ne revient pas sur l’impôt le plus injuste, la TVA. Comme la catégorie de classe moyenne est floue, ils sont nombreux à croire à être les seuls à payer l’impôt et à se croire solidaires des classes supérieures, alors que cela n’est pas le cas. En proposant d’instaurer des contreparties au versement du RSA Édouard Philippe reprend à son compte le thème lui aussi démagogique de l’assistanat. Preuve en est que Laurent Wauquiez lui emboîte le pas. Ne nous y trompons pas : même si cela n’est pas concerté, il s’agit d’un même message envoyé à la partie de la population qui vote, plutôt CSP+, que LREM et LR sauront garantir leurs intérêts.

Pour le reste, hélas, alors que les informations sur le plan climatique se font de plus en plus dramatiques, le gouvernement continue la même politique : il recule sur le glyphosate, il repousse les mesures de réduction d’émission de gaz à effet de serre, et se refuse à réduire le parc nucléaire. Espérons que le mouvement lancé en Europe par les lycéen.ne.s manifestera au retour des congés un salutaire sursaut. Nous en serons le 16 mars pour les marches climat, comme nous serons d’ailleurs le 8 mars présent.e.s aux marches pour les droits des femmes.

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