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KNC : passer du silence à la mobilisation

Le passage en force du gouvernement français lors du troisième référendum anticipé, a provoqué chez tous ceux qui s’y sont opposé une période de silence, seule réaction possible au mépris macroniste bien connu dans l’hexagone mais peut-être moins en KNC. Le non-respect de la parole initialement donnée par Edouard Philippe, l’arrivée rapide sur le territoire des forces de répression puis la pandémie de Covid qui a essentiellement touché la population océanienne (comme elle a touché dans l’hexagone les plus pauvres) ont provoqué un effet de sidération amplifié par le fait que la règle  veut qu’un gouvernement reste en place au moins 18 mois. Or le gouvernement actuel est pour la première fois dirigé par des indépendantistes :  il a fait un recours devant le comité de décolonisation de l’ONU et s’apprête à en faire un auprès de la Cour européenne. Le gouvernement français s’est précipité pour annoncer un référendum de projet pour faire accroire à la caducité des Accords de Nouméa. La droite locale s’est précipitée pour réclamer l’inscription des 40000 non-votants sur la liste spéciale afin de saborder définitivement toute possibilité d’expression politique authentique.

Nous ré-affirmons que seule la tenue d’un troisième référendum bis permettant à tous de faire une vraie campagne à la date prévue, c’est-à-dire après les présidentielles et législatives françaises, permettra de rétablir les conditions d’un vrai débat sur l’avenir du territoire et de recréer les conditions pour permettre aux habitants de la Kanaky/Nouvelle Calédonie  d’être pleinement maîtres de leur destin et de construire leur pays ensemble, Kanaks, peuple premier, fiers de leur héritage culturel et de tous les combats menés par leurs parents, leurs grands-parents, Calédoniens fiers de leurs racines françaises, mais qui, depuis plus de deux siècles, ont construit leur avenir dans ce pays, Océaniens et Asiatiques devenus peu à peu  des hommes et des femmes de cette terre et citoyen(ne)s venu(e)s plus récemment qui affirmeront pleinement leur choix d’appartenir à ce pays.

Le Parti de Gauche se félicite que 11 élus aient accordé leur parrainage à Jean-Luc Mélenchon et invite les électeurs du territoire à voter massivement pour le seul candidat en mesure de mettre fin à l’impasse actuelle et à ne pas disperser leurs voix.

Le Parti de Gauche dénonce le découpage Pasqua du territoire en deux circonscriptions sans aucune logique, ni géographique, ni de bassin de vie,  qui avantage outrageusement la droite et l’extrême droite et ne permet pas la possibilité d’avoir une représentation à l’image du pays à l’assemblée nationale.

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