L’école émancipatrice plutôt que le laboratoire de l’ultra-libéralisme

Notre école doit rester au cœur du métier d’enseignant : les élèves, la pédagogie, la co-construction par tout.e.s de savoirs émancipateurs. Cela devrait être la teneur des échanges autour de la rentrée.

Depuis un an et demi, la Covid-19 bouleverse l’Education nationale et la scolarité de nos enfants. Une fois de plus, nous nous retrouvons face à un gouvernement qui au lieu d’assumer ses erreurs mène une politique autoritaire pour compenser ses insuffisances. Manquement dans la capacité à protéger la population. Manquement à admettre sa méconnaissance et ses erreurs de jugement. Manquement aussi dans sa capacité à anticiper l’évolution de la crise. Manquement dans l’égalité des territoires, où en Isère des parents d’élèves vont devoir effectuer 45 minutes de route pour effectuer des tests PCR. Où sont les masques gratuits pour les élèves et les personnels ainsi que les purificateurs d’air ? Où sont les enseignant.e.s supplémentaires pour dédoubler les classes comme l’avait proposé Michel Blanquer ? Dans cette situation d’urgence, il serait logique de mettre au diapason les enjeux de la période avec les moyens alloués à l’Ecole Pourtant aucun plan d’urgence n’est débloqué pour limiter au maximum les conséquences néfastes sur la scolarité des enfants et leur bien-être à l’école

Pourtant, Jean-Michel Blanquer ne cesse de claironner sur tous les tons, au mépris de la réalité la plus évidente et la plus tenace, que tout va bien et que tout se passe bien. Avec cynisme, il s’en prend aux familles qui utiliseraient l’allocation de rentrée scolaire pour acheter des écrans plats. Nous savons bien que cette allocation est utilisée pour acheter les fournitures scolaires, qui devraient être gratuites, mais aussi à acheter des vêtements pour les enfants afin qu’ils effectuent cette rentrée dignement. Notons au passage que Macron et son ministre ne demandent aucune contrepartie à ceux qui ont touché le crédit impôt et autres milliards, et ce au moment même où les bénéfices des grands patrons du CAC40 explosent. La crise n’est pas la même pour tout le monde ! C’est toujours plus facile de montrer du doigt les pauvres dans un mépris de classe dans lequel ce gouvernement excelle.

Ce mépris s’est vérifié à Marseille avec la proposition aux directeurs d’écoles de recruter directement les enseignant.e.s. Il s’agit d’imposer une rupture de l’égalité républicaine entre les fonctionnaires et entre les élèves. C’est la logique du système capitaliste : appliquer les techniques du management du privé au public, organiser la concurrence entre établissements pour transformer l’école en entreprise et faire des élèves une future main-d’œuvre au service du capital.

Cynisme aussi avec la campagne pour promouvoir la laïcité à l’école où couleur de peau, origine géographique et religion sont mélangées. Blanquer serait bien inspiré de revenir aux fondamentaux sur la Séparationdes Eglises et de l’Etat lui qui s’est investi en faveur du réseau Espérance Banlieue, écoles privées hors-contrat proches du milieu catholique traditionaliste.

Dans ce contexte, le Parti de Gauche appelle à soutenir le personnel de l’éducation en grève les 23 septembre et 5 octobre prochains.

Le Parti de Gauche revendique une école émancipatrice débarrassée des logiques capitalistes. Ce bien commun doit être valorisé et préservé afin de former des citoyen.ne.s, des futurs travailleur.euse.s à l’esprit critique, capables de faire face aux enjeux économiques, sociétaux et écologiques en réalisant la planification écologique et démocratique pour transformer ce système renverser la table du système en place.

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