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Editoriaux

Des embardées embarrassées

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A quelques jours du premier tour des régionales, le pouvoir semble vaciller. A son entrée en campagne, l'UMP espérait désamorcer le vote sanction en annonçant par avance que le résultat des régionales ne lui ferait pas changer d'un pouce sa politique. Mais la semaine dernière plusieurs ministres entamaient un spectaculaire virage sur l'aile en admettant qu'ils en tiendraient compte. Sarkozy a tenté tout récemment de stabiliser cette trajectoire chaotique en écartant tout remaniement ministériel. Non seulement ce n'est pas la question qui lui est posée. Mais cela en fait surgir une autre : s'il ne changera pas ses ministres, changera-t-il sa politique ? Ces embardées prouvent leur embarras. Faut-il passer en force au péril d'un soulèvement général ou composer au risque d'encourager l'adversaire ? Ils ne savent plus comment s'y prendre.

A quelques jours du premier tour des régionales, le pouvoir semble vaciller. A son entrée en campagne, l'UMP espérait désamorcer le vote sanction en annonçant par avance que le résultat des régionales ne lui ferait pas changer d'un pouce sa politique. Mais la semaine dernière plusieurs ministres entamaient un spectaculaire virage sur l'aile en admettant qu'ils en tiendraient compte. Sarkozy a tenté tout récemment de stabiliser cette trajectoire chaotique en écartant tout remaniement ministériel. Non seulement ce n'est pas la question qui lui est posée. Mais cela en fait surgir une autre : s'il ne changera pas ses ministres, changera-t-il sa politique ? Ces embardées prouvent leur embarras. Faut-il passer en force au péril d'un soulèvement général ou composer au risque d'encourager l'adversaire ? Ils ne savent plus comment s'y prendre.

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Une bonne sanction

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 Même la discussion parlementaire sur la loi de modernisation agricole a été repoussée en avril ! Elle rejoindra la cohorte des projets gouvernementaux opportunément retardés. Retraites, réforme du marché de l'électricité, restructurations hospitalières, taxe carbone... tout cela est renvoyé en avril, juin ou septembre, en tout cas après les élections régionales. La droite dément ainsi son propre bobard selon lequel elle ne tiendrait aucun compte du résultat des urnes. Si ce calendrier sent la tentation de frapper dur avec un plan d'austérité à la rentrée, il sent aussi la peur du vote à plein nez.

Même la discussion parlementaire sur la loi de modernisation agricole a été repoussée en avril ! Elle rejoindra la cohorte des projets gouvernementaux opportunément retardés. Retraites, réforme du marché de l'électricité, restructurations hospitalières, taxe carbone... tout cela est renvoyé en avril, juin ou septembre, en tout cas après les élections régionales. La droite dément ainsi son propre bobard selon lequel elle ne tiendrait aucun compte du résultat des urnes. Si ce calendrier sent la tentation de frapper dur avec un plan d'austérité à la rentrée, il sent aussi la peur du vote à plein nez.

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Le plan Grec de Sarkozy

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En politique, le calendrier est décisif. Il y a donc une stratégie derrière celui que vient d'indiquer Sarkozy pour sa réforme des retraites. Début avril commenceront les négociations. Juste après les régionales, on s'en serait douté. La suite est moins attendue. Le vote de la loi était annoncé pour juillet. Un classique ! Les mois d'été ne sont pas bons pour les retraites. C'est en juillet 1993 que Balladur allongea la durée de cotisation et fit dégringoler le montant des pensions. C'est en août 2003 que Fillon sévit à son tour. Cette fois-ci ce serait novembre. L'automne est pourtant bien plus propice aux mobilisations sociales. Mais c'est aussi le temps de la discussion budgétaire. Et le moment choisi pour imposer un plan d'austérité plus général ?

En politique, le calendrier est décisif. Il y a donc une stratégie derrière celui que vient d'indiquer Sarkozy pour sa réforme des retraites. Début avril commenceront les négociations. Juste après les régionales, on s'en serait douté. La suite est moins attendue. Le vote de la loi était annoncé pour juillet. Un classique ! Les mois d'été ne sont pas bons pour les retraites. C'est en juillet 1993 que Balladur allongea la durée de cotisation et fit dégringoler le montant des pensions. C'est en août 2003 que Fillon sévit à son tour. Cette fois-ci ce serait novembre. L'automne est pourtant bien plus propice aux mobilisations sociales. Mais c'est aussi le temps de la discussion budgétaire. Et le moment choisi pour imposer un plan d'austérité plus général ?

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L'autre cohérence

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Le contenu politique de la bataille contre la droite, comme celle des politiques menées dans les régions qui seraient gagnées par la gauche, n’est donc pas un pinaillage à côté de la nécessité de sanctionner la droite. C’est le cœur du problème. Un nouvel échec à gauche suite à la crise de la droite signifierait l’effondrement du système politique. Ces alternances brutales sur le plan électoral mais sans effet réel pour la masse de la population ont précédé les révolutions démocratiques d’Amérique Latine. En France nul ne sait à qui elles profiteraient.

Le constat s'impose à tous ceux qui battent campagne. Le pouvoir subit une crise de légitimité galopante. Partout les oreilles se tendent lorsque l'on invite à sanctionner Sarkozy. Mais il faut regarder au-delà. Car le rejet du pouvoir n'est pas seulement massif. Il est également très disparate. Le mécontentement est palpable mais confus.

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Une retraite en trompe l'oeil

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Ainsi Martine Aubry prétend qu’elle a juste constaté que les Français partaient après 60 ans (alors qu’elle a déclaré explicitement « on doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ans ou 62 ans »). Après avoir salué la fin du tabou de la retraite à 60 ans, les dirigeants du PS accompagnent ce prudent repli en écrivant dans leur communiqué que « l’accroissement de l’espérance de vie, associée à une arrivée plus tardive sur le marché du travail, entraîne un départ réel à la retraite à 61, 62 ans ».

Certes les symboles comptent en politique, mais le concret aussi. Le Bureau national du PS qui s'est tenu la semaine dernière a recadré la communication de Martine Aubry sur l'abandon de la retraite à 60 ans. Mais son communiqué unanime ne change rien sur le fond.

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Le PG en action

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