
A quelques jours du premier tour des régionales, le pouvoir semble vaciller. A son entrée en campagne, l'UMP espérait désamorcer le vote sanction en annonçant par avance que le résultat des régionales ne lui ferait pas changer d'un pouce sa politique. Mais la semaine dernière plusieurs ministres entamaient un spectaculaire virage sur l'aile en admettant qu'ils en tiendraient compte. Sarkozy a tenté tout récemment de stabiliser cette trajectoire chaotique en écartant tout remaniement ministériel. Non seulement ce n'est pas la question qui lui est posée. Mais cela en fait surgir une autre : s'il ne changera pas ses ministres, changera-t-il sa politique ? Ces embardées prouvent leur embarras. Faut-il passer en force au péril d'un soulèvement général ou composer au risque d'encourager l'adversaire ? Ils ne savent plus comment s'y prendre.





















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