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La marche au désastre

Mardi 10 Novembre 2009
 

La Bourse est à la hausse. Mais la croissance de la production n’a pas redémarré. Ce décrochage montre la formation de nouvelles bulles spéculatives facilitées par le crédit bon marché déversé par les Etats. Certes, beaucoup d’entreprises sont parvenues à maintenir leurs bénéfices. Mais au prix d’un nouveau tour de vis sur les salariés et d’une accélération des délocalisations. La hausse de la productivité aux Etats-Unis bat des records, celle du chômage aussi. Le profit a donc été préservé au prix d’un soutien public sans précédent doublé d’une destruction massive d’emplois. Or ce n’est pas économiquement tenable. Les Etats dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Leur endettement gigantesque nourrit une autre bulle financière. Puisqu’ils refusent de taxer les entreprises (le gouvernement français veut ainsi supprimer la taxe professionnelle), ils accablent les ménages déjà frappés par le chômage. Leurs défaillances avaient déclenché la crise des subprimes. Déjà elles remontent en flèche.

Regardez-les. Ils sont tous là pour célébrer la Chute du Mur de Berlin, présentée comme la preuve irréfutable de la supériorité du capitalisme ! La grande -mais brève- panique qui avait saisie les griots les plus endurcis du capitalisme triomphant lors de la « crise des subprimes » semble bien loin... Et pourtant plusieurs mois après l’éclatement de la crise, rien n’a été réglé.

La Bourse est à la hausse. Mais la croissance de la production n’a pas redémarré. Ce décrochage montre la formation de nouvelles bulles spéculatives facilitées par le crédit bon marché déversé par les Etats. Certes, beaucoup d’entreprises sont parvenues à maintenir leurs bénéfices. Mais au prix d’un nouveau tour de vis sur les salariés et d’une accélération des délocalisations. La hausse de la productivité aux Etats-Unis bat des records, celle du chômage aussi. Le profit a donc été préservé au prix d’un soutien public sans précédent doublé d’une destruction massive d’emplois. Or ce n’est pas économiquement tenable. Les Etats dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Leur endettement gigantesque nourrit une autre bulle financière. Puisqu’ils refusent de taxer les entreprises (le gouvernement français veut ainsi supprimer la taxe professionnelle), ils accablent les ménages déjà frappés par le chômage. Leurs défaillances avaient déclenché la crise des subprimes. Déjà elles remontent en flèche.

Un désastre est d’autant plus certain qu’aucune réforme structurelle n’a été engagée. Nous avions noté dans ces colonnes les largesses de Wall Street pour la campagne d’Obama. Le nouveau président américain est dans la main du capital financier américain. Les Etats-Unis ont ainsi sèchement refusé le projet de taxe Tobin « juste et mesurée » timidement avancé par Gordon Brown. Le FMI a donné aussi un coup de pioche à cette idée, à laquelle il préfère celle d’une assurance versée par les investisseurs pour financer le coût d’une éventuelle défaillance. La taxe Tobin avait pour objectif de freiner la spéculation. La contribution Strauss-Kahn a pour objectif de la garantir.

Quant à la crise écologique, elle est en bonne voie merci. Lors de la dernière réunion du G20, les chefs d’Etats n’ont pas été fichus de dégager un sou pour financer l’indispensable transition énergétique. Tous leurs moyens sont au service du sauvetage impossible du système.

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