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La valeur refuge

Ils le demandaient sur tous les tons, c’est fait. L’Europe est dotée d’un gouvernement économique. En plus c’est un socialiste qui le préside ! Le FMI, bien sûr. Pour la première fois, les politiques économiques nationales sont coordonnées. Toutes vont dans le même sens : l’austérité, donc la baisse de l’activité et le chômage.
La grande dépression est assurée puisque tout le monde tire vers le bas. Espèrent-ils que la croissance américaine -et la baisse de l’euro- remplacera les débouchés européens effondrés ? Comme si l’Europe n’était pas une grande zone économique intégrée mais une petite tournée vers l’exportation ! Le modèle allemand Schröder-Merkel a gagné. Tant pis pour les autres. Une agence de notation a déjà dégradé l’Espagne : son plan d’austérité drastique va diminuer la croissance... et donc les capacités de remboursement. Tout est dit. Les Etats seront plus endettés après cette potion amère qu’avant. En Grèce, les prévisions du FMI annoncent une dette augmentée à 150% du PIB en 2015. Or le plan européen est prévu pour trois ans. Il faudra donc constater à ce moment que la dette aura crû. Et expliquer aux marchés financiers comme aux peuples qu’il faut remettre au pot. Bon courage.
Jusqu’où ? Regardez la France. Il leur faut des économies rapides. La baisse du nombre de fonctionnaires continue donc. Mais à force de passer le rabot, l’os est touché. Plus gros employeur, l’éducation nationale. Cela a commencé par la casse des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, la fin des 2 ans en maternelle, la suppression des stages des futurs profs. Or cela ne suffit plus. Chatel se tourne donc vers des mesures plus radicales. A un moment le système ne tournera plus. C’est déjà la situation dans la Santé comme le dénoncent les infirmiers anesthésistes. Ca va donc « péter ». Le problème, c’est que le système politique risque aussi de s’effondrer. A gauche, le piège mortel des primaires fait sentir ses premiers effets. Ce sont les sondages qui départageront les prétendants socialistes ? DSK est en tête, grâce aux sympathisants de droite ? Hollande sent le filon et prend la défense de Sarkozy contre Aubry ! Tiens, revoilà Royal. Tenons le Front de Gauche éloigné de cette pétaudière dépolitisante. Dans le grand maelström de la crise, une parole politique de vérité vaut de l’or. C’est la valeur refuge.





