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Visite de Nicolas Sarkozy en Irak: derrière le symbole, un acte d’allégeance et de reniement

Mercredi 11 Février 2009
  Raquel Garrido

irak

Communiqué du Parti de Gauche

Nicolas Sarkozy a fait ce 10 février une visite officielle en Irak. Pourquoi ? Cet acte qu’il qualifie lui-même « d’historique » est d’abord une réponse à la demande des Etats-Unis. Le Parti de Gauche rappelle que Barack Obama avait certes promis de retirer les troupes US d’Irak, mais avait également  mis en avant l’obtention, par lui, d’une promesse par les français de se réengager à leur tour.

La visite aux autorités Irakiennes est également un acte de reniement.  Pour Nicolas Sarkozy, c’est une façon de tourner la page de l’opposition de la France à l’invasion d’Irak, et de renoncer à toute forme de critique de cette invasion qui, faut-il le rappeler, est illégale au regard du droit international, et qui a suscité une large réprobation de la part de nos compatriotes.

Nicolas Sarkozy a justifié sa visite par l’intérêt économique que représentait l’Irak pour les entreprises françaises, ce qui est indigne d’un Chef d’Etat. Faut-il rappeler au Président de la France que l’Irak, au-delà d’être un Etat « solvable » et abritant de « grandes réserves de pétrole », est d’abord un pays meurtri par les conséquences de l’agression militaire américaine. Balayant cyniquement ceci d’un revers de la main, Nicolas Sarkozy souhaite que les multinationales françaises prennent désormais la place des multinationales amies de George Bush.

Cette attitude d’allégeance à la politique militaire américaine est choquante mais néanmoins en toute cohérence avec la décision d’intégrer la France le haut commandement militaire de l’OTAN.  Cette triste décision n’a pas fini de mobiliser contre elle, comme on le verra à Strasbourg le 4 avril prochain, lors de la grande mobilisation à laquelle le Parti de Gauche participera et contribue actuellement à organiser au sein d’un collectif initié par des partis et associations franco-allemandes.

Raquel Garrido,
Secrétaire Nationale en charge des affaires internationales et européennes

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