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Une étape cruciale dans la lutte pour la justice climatique

Vendredi 16 Avril 2010
  Mathieu Agostini, Céline Meneses, Corinne Morel Darleux et Christophe Ventura

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Après l’échec criant de Copenhague dont les conclusions sont restées très en dessous des ambitions de Kyoto qu’il s’agissait pourtant de dépasser, une majorité d’Etats (175) se réunissaient à Bonn du 9 au 11 avril pour reprendre les négociations sur le climat. Une fois de plus, les Etats du Nord ont prouvé leur manque de volonté politique face au danger que l’impasse écologique actuelle fait peser sur l’intérêt de tous. Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), a même du se résoudre à déclarer qu’il n’y aurait pas d’accord sur le climat cette année !
Pourquoi un tel échec ? Les pays du Nord tentaient de faire du texte de Copenhague la base des négociations futures, ce à quoi se sont fermement opposés les pays du G77 avec le soutien tacite de la Chine. Dans cette opposition, les pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba) étaient en première ligne. Rappelons que ces pays ont refusé le texte de Copenhague malgré les multiples pressions économiques et autre chantage à l’aide au développement exercés notamment par les Etats-Unis.

Celui-ci ne respecte aucune des conditions de base permettant de garantir une stratégie mondiale de diminution des émissions de gaz à effet de serre :
- Reconnaissance de la dette climatique des pays du Nord vis-à-vis des pays du Sud
- Etablissement d’objectifs de réductions des gaz à effet de serre à la hauteur des enjeux
- Elaboration d’un accord juridiquement contraignant
- Financement équitable de la réduction des gaz à effet de serre comme de l’adaptation aux changements climatiques.

Face à un tel constat, le Président Evo Morales Ayma a décidé de faire appel à tous les peuples, organisations et mouvements sociaux, communautés scientifiques, gouvernements qui s’opposent à la catastrophe que nous préparent les Etats vassaux du système capitaliste. Ils se réuniront du 19 au 22 avril à Cochabamba en Bolivie pour élaborer des propositions alternatives à celles que tentent d’imposer les pays du Nord.

Un premier pas a été franchi à Bonn puisque l’offensive des pays du G77 a permis de faire passer l’accord de Copenhague du statut de base de négociation à celui de contribution mise au débat en fin d’année. La contribution issue du sommet de Cochabamba pourra avoir le même statut. Une brèche est maintenant ouverte pour opposer la volonté des peuples et l’intérêt général à celui des intérêts des marchés, de la finance carbone et du capitalisme « vert » d’un productivisme indubitablement mortifère.

Le Parti de Gauche (PG) soutient le projet de Sommet des peuples sur le changement climatique de Cochabamba. Une délégation composée de Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard, Franck Pupunat et Christophe Ventura participera activement à ce sommet.

Sur place, notre délégation rencontrera les principaux responsables des forces de la gauche latino-américaine et des mouvements sociaux afin de renfoncer les coopérations entre le PG et ces derniers.

Il s’agira également de porter nos propositions dans les débats, notamment celles relatives à la planification écologique.

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  1. Risque FN / Négociations PS-EELV-FDG

    Histoire d’un échec

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