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A Bruxelles comme ailleurs, les banques s’engrecent!

Le 30 avril à Bruxelles, pas moins de 10 mouvements de l’autre gauche européenne (Synaspismos, KKE, Die Linke, Izquierda Unida, Bloco de Esquerda, Parti Ecolo, PCWB, UAG, SP. A Rood, PCF) avaient répondu présents à l’appel du Parti de Gauche à manifester notre solidarité avec le peuple grec contre le vampirisme banquier.
Plantés devant la Fédération européenne des banques, symbole des profits indécents réalisés par les banquiers sur le dos des peuples, nous avons fait à une trentaine autant de bruit qu’à 200. "Solidarité avec le peuple grec, à bas les banquiers pourris" ou encore "banquiers profiteurs, Union européenne complice" étaient nos mots d’ordre. Pas de grands discours, juste quelques phrases pour "marquer le coup", et surtout un grand sentiment de fierté et de révolte.
Fierté d’être là ensemble malgré des délais d’organisation très courts.
Fierté de dire qu’il ne faut pas céder au mépris ambiant envers nos frères grecs; de proclamer que le danger pour les peuples européens ce ne sont pas les grecs mais les spéculateurs.
Révolte contre le Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de prêter aux Etats; de dénoncer les banques qui en profitent honteusement et augmentent leurs taux d’intérêts sur les emprunts grecs (11 % sur 10 ans, 18 % sur 12 ans).
Révolte face aux réductions de salaires (suppression des 13ème et 14ème mois ce qui équivaut à supprimer les congés payés) et à la hausse de la TVA (l’impôt le plus injuste qu’il soit) imposés par le FMI au peuple grec.
La dette grecque n’a pourtant rien d’insurmontable si l’on veut s’en donner les moyens. Elle s’élève à 300 milliards.
-300 milliards c’est 0,6% de la dette publique mondiale (pour comparaison la dette de l’Allemagne dépasse les 1000 milliards tout comme celle de la France; quant à celle des Etats Unis elle est de 12000 milliards).
-C’est moins que les 420 milliards qu’on obtiendrait en prélevant 3% de la fortune des ultras riches (1,5% de la population mondiale)
-C’est 2% des richesses produites au sein de l’Union européenne.
Et on voudrait nous faire croire que la clé est dans l’appauvrissement des peuples qui produisent les richesses et pas dans la répartition de celles-ci?
Non décidément, on ne nous la fera pas! Et nous serons présents dans les rues, à Paris comme à Bruxelles, le 5 Mai prochain pour réclamer aux banques ce qui revient aux peuples!






