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Chili: une première victoire pour les prisonniers mapuches

Le 1er octobre, une grande partie des prisonniers politiques mapuches ont mis un terme à leur grève de la faim suite à l’annonce de l’ouverture d’une table ronde par le gouvernement chilien.
L’ouverture du dialogue apparaît comme un début de victoire sur les différents gouvernements chiliens qui utilisent sans vergogne la loi « anti-terroriste » des années Pinochet pour criminaliser ce peuple autochtone.
La mobilisation internationale a eu un rôle clé dans cette première victoire. Face aux appels d’élus et de collectifs du monde entier, le gouvernement de Sebastián Piñera s’est vu contraint de reculer sur au moins deux points :
- Il s’engage à abandonner les poursuites pour actes terroristes et à reconsidérer les jugements à l’aune du droit pénal commun.
- Il s’engage à respecter enfin la convention internationale 169 de l’OIT sur les droits humains.
Si l’on peut se réjouir de ces engagements et de la fin d’une longue grève de la faim aux conséquences physiques graves, il n’en reste pas moins que les projets de réforme envoyés au congrès national chilien et approuvés par ses chambres sont loin d’être satisfaisants.
Certains délits qui, dans un État de droit, relèveraient du droit pénal civil, continueront d’être considérés comme des actes terroristes. Les violences commises par des militaires ou policiers contre les civils resteront du ressort de la justice militaire, ce qui est contraire aux injonctions de la Cour Interaméricaine des Droits Humains(CIDH) contre l’Etat chilien. La démilitarisation du territoire mapuche n’est pas garantie pas plus que l’utilisation des « témoins sans visages ».
De ce fait, 10 prisonniers mapuches ont décidé de poursuivre leur grève de la faim dans leur prison de Angol (sud du Chili). Luis Marileo Cariquero, 17 ans, incarcéré dans la prison pour mineurs de Chol Chol, fait de même.
Le Parti de Gauche soutient la lutte de ces prisonniers injustement incarcérés. Le parti de Gauche demande au gouvernement chilien de respecter leurs droits et de tourner enfin le dos aux sombres heures de la dictature.






