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Netanyahou ne veut pas la paix

Mardi 28 Septembre 2010
  Alain BILLON

netanyahu

Sous la pression des Etats-Unis, des négociations directes de paix entre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont ouvertes le 2 septembre à Washington.

Le but avait été clairement défini : la création d’un Etat palestinien viable et la conclusion d’une paix juste et durable entre l’Etat d’Israël et le nouvel Etat palestinien. Le plan incluait notamment la possibilité pour la Palestine de faire de Jérusalem-est sa capitale, un règlement de la question des réfugiés palestiniens, et les dispositions assurant la sécurité aux deux Etats dans des frontières sûres et reconnues.

L’Autorité palestinienne n’avait formulé qu’une seule véritable exigence : que le gouvernement israélien poursuive le gel des constructions de logements dans les colonies de Cisjordanie, gel qu’il avait accepté pour une période de dix mois et qui venait à expiration le 26 septembre.

Cette demande légitime avait reçu le soutien, tant des Etats-Unis, que de l’Union Européenne, des Nations Unies et du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU et Russie).

M. Nétanyahou, de son côté, avait prévenu que même s’il se déclarait ouvert à un « compromis » sur cette question, il autoriserait la reprise des constructions. Il a tenu parole : elles ont effectivement repris dès le 27 septembre dans les colonies.

Ce faisant, le gouvernement israélien porte délibérément un coup peut-être mortel aux négociations à peine engagées, en montrant qu’il n’est pas prêt à payer le prix, ni de la paix, ni de la naissance de l’Etat auquel les Palestiniens ont un droit légitime et imprescriptible. Sûr de son impunité, il entend continuer à défier l’opinion internationale.

Le Parti de Gauche condamne cette reprise des constructions dans les colonies, rappelant que celles-ci, qui n’ont cessé de s’étendre jusqu’à compter un demi million d’habitants, sont illégales aux yeux du droit international. Leur développement compromet chaque jour un peu plus la naissance d’un Etat palestinien viable. Le PG appelle tout particulièrement la Communauté européenne à suspendre l’accord d’association conclu avec Israël tant que le gel des constructions dans les colonies n’est pas définitivement abandonné et que le blocus illégal de Gaza, toujours en vigueur, n’est pas levé.

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