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Libye : l’heure de la solidarité concrète a sonné !

Le Parti de Gauche condamne de toutes ses forces les massacres perpétrés par le régime de Kadhafi à l’encontre du peuple libyen. Les actes de terreur commis par les soldats et mercenaires privés défendant le régime dictatorial en place constituent des crimes délibérés, qualifiés comme tels par la haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, et doivent conduire à une saisine de la Cour Pénale Internationale (C.P.I.).
L’emploi de moyens militaires massifs contre les civils (bombardements aériens, envoi de chars d’assaut et tirs à l’arme lourde) consacre la barbarie d’un régime à bout de souffle, qui a bénéficié trop longtemps de la complaisance des puissances occidentales, la France en tête. La logique folle du discours terroriste du dictateur libyen, mardi soir, annonçant que les exactions de ses milices allaient se poursuivre et s’intensifier, montre l’impasse dans laquelle le gouvernement de N. Sarkozy a enfermé la diplomatie française.
Les organisations humanitaires dénombrent déjà près d’un millier de morts et des milliers de blessés. Les victimes de ces atrocités sont des civils qui expriment pacifiquement des revendications démocratiques et sociales, pour les libertés politiques et un autre partage des richesses.
Le Parti de Gauche exprime sa solidarité pleine et entière avec les revendications légitimes du peuple libyen.
Il appelle la diplomatie française et européenne à dénoncer clairement les crimes commis en Libye. La complaisance n’a que trop duré : rappelons que la France a été le premier pays de l’UE à signer des contrats d’armement avec la Libye en août 2007 et qu’une partie du matériel militaire utilisé par le régime libyen provient de l’industrie d’armement française.
Le soutien aux dictatures doit cesser. C’est pourquoi le PG appelle la France et l’Union européenne à mettre en œuvre des mesures concrètes :
la suspension des négociations et des échanges commerciaux avec le régime libyen.
le gel des avoirs de Kadhafi et de son clan, des membres des autorités gouvernementales et militaires.
la demande au conseil de sécurité de l’ONU d’engager les poursuites qui s’imposent vis-à-vis des commanditaires de ces crimes auprès de la cour pénale internationale.
Le retrait immédiat de la France de tous les accords signés avec la Libye, et en particulier l’accord de coopération dans le domaine de défense et du partenariat industriel de défense.






