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Le groupe GUE/NGL soutient pleinement la Journée d’action européenne contre l’austérité et la régression sociale

Le groupe GUE/NGL soutient les manifestations syndicales contre les propositions d’une gouvernance économique qui devraient être adoptées par le sommet européen ces 24 et 25 mars à Bruxelles. Dans le cadre de la Journée d’action européenne de la Confédération européenne des syndicats, les syndicats se mobiliseront à Bruxelles, à Londres, en Espagne, en France et en Allemagne entre les 22 et 26 mars, en plus d’une Euro-manifestation à Budapest le 9 avril.
Le groupe GUE/NGL souscrit pleinement à l’appel du Secrétaire général de la CES John Monks vers tous les membres du Parlement européen de voter contre la proposition de changement du Traité présentant le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES, après 2013) lors de la mini session de cette semaine soumis sous des conditions strictes aux États membres qui veulent en bénéficier.
La plupart des États membres ont lancé depuis 2010, des mesures d’austérité sévères des coupes sévères dans les dépenses publiques et l’investissement, un démantèlement continu de la protection sociale et de l’État-providence, une vague supplémentaire de privatisation des services publics, le gel des salaires, l’augmentation des taux de TVA, l’âge de la retraite et les contributions des employés à la sécurité sociale etc. dans le cadre de la stratégie de sortie de l’UE. Avec ces propositions sur la table pour le sommet européen, ces politiques seront gravées dans la pierre.
Le Pacte de stabilité et de croissance sera davantage renforcé. La règle de conditionnalité stricte sur les finances de la EFSF/ESM, du FMI et la BCE aux États membres en difficulté impliquent déjà une plus grande austérité, la privatisation et des réformes structurelles pour réduire les salaires, freiner la négociation collective, la déréglementation des marchés du travail, etc.
Les propositions législatives qui doivent être débattues au Parlement sur la correction des déséquilibres macro-économiques ont mis en évidence l’ajustement des pays ayant un "déficit extérieur" dans le but d’accroître la "compétitivité" en réduisant les dépenses et les salaires. Ces propositions demandent aux pays ayant un surplus extérieur de déréguler davantage leurs secteurs de services. Le "Pacte de compétitivité" - désormais baptisé "Pacte pour l’Euro" appliquera la même logique et les mêmes mesures - via des réformes structurelles néolibérales et la poursuite de la ’pérennité des finances publiques"- de la zone euro toute entière.
Le résultat de cette notion de "gouvernance économique" est que la dominance du capital allemand dans l’Union européenne sera encore renforcée. Le fardeau lié au sauvetage du secteur financier une deuxième fois est à la charge de la population ordinaire de travailleurs, retraités, etc., dont les emplois, les salaires, les avantages sociaux et les droits sont encore plus fortement contestés qu’auparavant. L’austérité et les "réformes structurelles" se traduiront par un affaiblissement du pouvoir d’achat et de la demande interne, une diminution des recettes fiscales et une prolongation de la stagnation économique ou un repli menant à la récession. Au lieu de « sauver l’euro », l’économie européenne risque d’être divisée en un noyau plus petit avec des taux de financement low-cost et le restant de la majorité des pays confrontés à des taux d’intérêt exorbitants et à une dépression continue. Ces politiques sont non seulement socialement injustes, mais sur le plan économique désastreuses.
Le groupe GUE/NGL continuera de combattre côte à côte avec des syndicats et des mouvements sociaux contre cette "lutte des classe des plus riches vers les plus pauvres".






