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Deux poids, deux mesures

Samedi 26 Mars 2011
  PG

Depuis une semaine, exactement depuis l’assassinat par l’armée israélienne, le 15 mars, de deux militants du Hamas, la trève "de fait" qui prévalait depuis plusieurs mois dans les territoires palestiniens semble rompue. C’est de nouveau le tragique engrenage, bombardements, attentat suicide, bombardements, roquettes, bombardements...

Certes tout le monde appelle au calme, le gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne, le Hamas et même le Djihad islamique. Mais chacun sait que ce conflit menace à chaque instant d’enflammer l’ensemble de la région, tant que toute perspective de règlement sera bloqué par la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

La "communauté internationale", si prompte à intervenir dans d’autres régions du monde, est absente. Elle ne manifeste pas la moindre intention de faire respecter par Israël une seule des 65 résolutions de l’ONU, relatives aux droits des Palestiniens.

Exaspérés par cette situation, encouragés par les révoltes des peuples arabes, des dizaines de milliers de jeunes palestiniens sont descendus pacifiquement dans les rues de Gaza, de Naplouse, d’Hébron et de Ramallah pour exiger que cessent les règlements de compte entre le Fatah et le Hamas, pour l’unité de toutes les composantes de la résistance palestinienne, face à l’occupation. Leurs dirigeants ont du tenir compte de cette exigence massive et populaire. C’est pourquoi Mahmoud Abbas devait rencontrer Ismaïl Hanieh dans les prochains jours à Gaza. C’est cette lueur d’espoir que les bombardements israéliens tentent de casser.

Sous peine de se discréditer totalement, l’ONU doit faire respecter ses résolutions, aussi pour les Palestiniens, ce qui n’implique aucunement des offensives militaires. L’Union européenne doit respecter le vote de son parlement européen et suspendre l’accord d’association avec Israël. Et l’ensemble des Nations doit décréter un embargo sur les armes à destination d’Israël (en particulier la France, grand fournisseur d’armes).

Parce que nous savons que ce conflit ne peut être réglé militairement, nous soutenons totalement les initiatives citoyennes, par exemple la campagne "un bateau pour Gaza", mais aussi la résistance non-violente initiée par le village de Bil’in, dans l’unité avec les internationaux et les anti-colonialistes israéliens, qui s’étend maintenant à de nombreux villages de Cisjordanie. C’est pourquoi le Parti de Gauche sera présent, à Bil’in, à leur sixième conférence internationale, du 18 au 22 avril, avec des délégations venues du monde entier.

 

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