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Le Parti de Gauche condamne la répression violente au Chili
Le gouvernement du président chilien Sebastián Piñera a montré encore une fois hier, jeudi 4 août, qu’il n’hésitera pas à recourir à la violence contre son peuple pour défendre le modèle néolibéral mis en place depuis la dictature de Pinochet.
La police et les « carabineros » chiliens ont violemment réprimé les manifestations des lycéens, étudiants et universitaires qui se sont déroulées dans plusieurs villes du Chili, faisant plus d’une centaine de blessés dont trois graves et procédant à plus de 55O interpellations.
En annonçant la veille, que les étudiants seraient responsables en cas de mort éventuelle de manifestant,et en n’hésitant pas à torturer un des dirigeants étudiants arrêté dans le sud du pays, le gouvernement de Sebastian Pinera, issus de partis politiques ayant soutenu la dictature de Pinochet, renoue avec les pratiques de cette époque. Au point que l’UNICEF a fait hier une déclaration officielle dénonçant « le manque de protection des enfants et adolescents lors de ces mouvements sociaux » et exprimant sa préoccupation en raison de « l’utilisation excessive de la force de la part de la police contre les adolescents ».
Les lycéens, étudiants, et professeurs réclament un enseignement public, national,laïque, gratuit et de qualité. Leur mobilisation réunit de plus en plus de citoyens chiliens qui refusent de continuer à subir la dictature du néolibéralisme financier héritée de Pinochet et encore aggravée par les politiques de Pinera . C’est ainsi que les mouvements écologistes en lutte contre les projets délirants d’immenses barrages hydroélectriques au seul profit des entreprises minières étrangères, les mineurs de cuivre en lutte contre la privatisation de Codelco (créée après la nationalisation de l’exploitation du cuivre par Allende) et les mouvements de défense des droits du peuple Mapuche sont venus les soutenir.
Une fois de plus on observe que lorsque le peuple chilien se lève, l’oligarchie au pouvoir n’a qu’une seule réponse pour la défense de ses intérêts, la violence et la répression.
Comme sous la dictature, les casseroles ont sonné à nouveau hier soir aux fenêtres de la capitale chilienne pour dénoncer le actes du gouvernement de Pinera et les manifestations se développent à Valparaiso, Concepción et à d’autres villes de province montrant que l’aspiration à une société meilleure et l’esprit de lutte qu’avaient mené Allende au pouvoir est de nouveau vivant dans le peuple chilien.
Le Parti de Gauche condamne avec fermeté l’attitude violente et anti-démocratique du gouvernement de Pinera, et soutient les lycéens, étudiants et enseignants, et les autres mouvements sociaux en lutte non seulement pour pour un enseignement public, gratuit et de qualité mais aussi pour un changement de société qui rompt avec le manque de démocratie et les politiques libérales à l’oeuvre depuis 1973.






