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Italie: non au plan de rigueur accéléré contre le peuple
« C’est bien mais cela ne va pas assez vite ». Voilà la déclaration de José Manuel Barroso qui, combinée aux pressions des marchés financiers et de la BCE, a tout accéléré. Dès hier soir, Berlusconi et Tremonti (ministre des finances) ont annoncé l’accélération de leur déjà dramatique réforme budgétaire. Celle-ci prévoit notamment des coupes franches de 79 000 millions d’euros dans les politiques sociales, le non renouvellement des transferts financiers aux régions qui gèrent les services publics, l’augmentation de l’age de départ à la retraite et un plan de privatisations tous azimuts.
Ce plan de réforme pacté avec la Commission européenne en Juillet dernier au titre du Semestre européen et du Pacte Euro plus devait être appliqué sur la période 2013-2014. Il sera désormais applicable pour la période 2011-2013. L’idée est de ramener le déficit public à zéro en Janvier 2013 mais aussi et surtout de rassurer les marchés. A cette fin, la partie de l’article 41 de la Constitution italienne qui réglemente l’activité économique en la soumettant à sa fonction sociale et au respect de la dignité humaine sera modifiée! L’obligation d’"équilibre budgétaire", elle, par contre, sera inscrite dans la Constitution.
Le Parti de Gauche dénonce cette accélération arbitraire de mesures nocives pour le peuple italien. En Italie comme partout en Europe, la crise doit être payée par ceux qui l’ont créée et cesser d’être un prétexte à l’institutionnalisation des diktats néolibéraux.






