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La "marée verte espagnole" ne faiblit pas
Enseignants, parents, élèves forment ce que l’on appelle maintenant la « marée verte », du nom de la couleur de leur t-shirt, devenu le symbole de la protestation sur lequel on peut lire "Éducation à tous et pour tous". La même banderole ouvrait les manifestations du 19 et du 20 septembre: "L’enseignement n’est pas une dépense, c’est un investissement. Non aux coupes budgétaires".
Les différentes centrales syndicales (CCOO, ANPE, CSIF, Fete-UGT y STEM) , les enseignants et les parents d’élèves refusent les restrictions budgétaires qui sont faites au nom de la crise: suppression de postes (3000 postes), augmentation du temps de présence des enseignants de deux heures devant les élèves, augmentation des effectifs dans les classes, suppressions des demi-groupes, fermetures de bibliothèques tandis que en parallèle le gouvernement madrilène augmente les dépenses dans l’enseignement privé. Déjà l’année dernière les enseignants avaient vu leur traitement être amputé de 5 à 10 pour cent.
Ce sont les plus importantes mobilisations dans l’Éducation publique de ces vingt dernières années.
Les communautés autonomes les plus touchées par les coupes budgétaires sont Madrid, la Galice, la Catalogne, Castille-la-Manche et la Navarre. Le gouvernement du PP de Madrid se montre sourd aux revendications de la rue et conseille aux syndicats "qu’ils ne se fatiguent pas" car il prévient qu’il ne reviendra pas sur les mesures. La rue lui répond: "Una, dos y tres, si no nos hacen caso, volvemos otra vez".
Demain est une nouvelle journée de grève.
Une prochaine journée de mobilisation est prévue le 20 octobre.






