INTERNATIONAL •
TOUT L’INTERNATIONAL
Espagne - Les étudiants rejoignent la lutte des enseignants

A quelques heures des élections législatives en Espagne, le peuple battait hier le pavé pour protester contre les restrictions budgétaires qui saignent l’economie du pays et foulent au pied la souveraineté nationale, en la plaçant sous le joug des lois du marché.
Pour la huitième fois depuis la rentrée scolaire, les enseignants étaient en grève dans le primaire et le secondaire pour protester contre les coupes budgétaires dans l’Education publique et contre des réformes qui n’ont qu’un but inavoué, faire des économies.
A Madrid, la lutte ne faiblit pas, ils étaient encore 60 pour cent à suivre l’appel des syndicats dans le secondaire.
Nouveauté et non des moindres, les universitaires et les étudiants rejoignent le mouvement de ce que l’on appelle maintenant "les chemises vertes", couleur choisie par parents et enseignants pour symboliser le mouvement.
Des centaines étudiants ont occupé près de 20 universités la veille de la grève, ils se battent contre la strategie de Bologne et le plan strategique des universites pour 2015.
On pouvait lire sur les Banderoles : "L’Education publique ne se vend pas elle se defend", un slogan qui nous vient de l’autre côté de l’océan, symbole du courage des étudiants chiliens qui depuis des mois résistent et luttent pour une Education gratuite et de qualité.
Les indignés du 15 M ont aussi appelé à rejoindre le mouvement. Les luttes convergent.
Enseignants, parents et dorénavant étudiants étaient plus de 30000 à Barcelone, 5000 à Valence et 100000 a Madrid parce qu’ils refusent les suppressions de poste, la volonté d’augmenter le temps de service des enseignants parce que cela fait partie du processus de privatisation de l’education publique.
Ce geste fort marque la volonté du peuple d’en finir avec ces politiques libérales appliquées docilement par le PSOE et le PP là où il gouverne localement. Le peuple espagnol ne veut pas faire le choix entre le pire et le pire! Le peuple veut reprendre la place et exercer son pouvoir citoyen pour une vraie politique alternative, espérons que cela s’exprimera dans les urnes ce dimanche 20 novembre et que Izquierda Unida (troisième force politique du pays), emmenée par son candidat Cayo Lara, poursuivra sa percée.
Le PP de Rajoy prevoit des restrictions budgetaires supplémentaires dans l’ensemble des services publiques. Si les sondages l’annoncent gagnant, c’est que le PSOEprétendument de gauche a sali l’image même de la gauche en pratiquant la même politique que l’opposition.
Vite la revolution citoyenne en Espagne






