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Portugal : Tous dans les rues le 11 Février contre les mesures austéritaires de la Troika !

Mercredi 18 Janvier 2012
  Bruno Fialho

portugal

Le syndicat UGT (minoritaire, proche du Ps) va signer demain 18 janvier 2012 un accord dit de "concertation sociale" avec le Gouvernement de droite et le patronat.

Cet accord valide, sous prétexte de lutte contre la crise, l’augmentation de jours travaillés dans l’année pris sur les vacances sans augmentation de salaire, les licenciements "moins chers", les indemnisations plus faibles et 4 jours fériés en moins dans l’année. De plus, chaque entreprise pourra avoir une "banque d’heures supplémentaires" (jusqu’à 200 heures annuelles non rémunérées en contrat collectif, et 150 heures en contrat individuel) gérées selon les besoins de l’entreprise.

La CGTP, syndicat majoritaire dans le pays, dénonce là le plus "grand recul dans l’accompagnement des relations au travail au Portugal".

Alors que 3 millions de salarié-e-s (dans un pays d’environ 10,5 millions d’habitant-e-s) ont réalisé la seconde grève générale de l’Histoire du pays fin novembre 2011, à l’appel de tous les syndicats, l’UGT (syndicat, proche du Parti socialiste) trahit les salariés et valide les plans de la troika et du gouvernement, avec l’abstention consentante du Parti socialiste.

La CGTP avait entre temps obtenu du Gouvernement l’abandon de la demi-heure de travail supplémentaire non rémunéré par jour. Elle a quitté la farce des négociations.

Négociations délirantes sur les jours fériés !

Le Parti au pouvoir (PSD, droite) négocie avec l’Eglise catholique deux jours de fériés religieux en moins, et avec le syndicat UGT deux jours fériés "civils" de moins.

Du coté des fériés religieux, il est proposé d’abandonner le 15 août, tout en permettant à la région autonome de Madeira de trouver une autre date, car ce jour est celui du "Patron" de l’Île, et de le troquer par le "jour de tous les Saints" (1er novembre) ou "l’Immaculée conception" (le 8 décembre). "Les évêques ont manifesté leur désir de collaborer avec le Gouvernement "dans la résolution de la crise, même s’ils ont conscience que "supprimer un jour férié n’est pas une baguette magique qui résoud les problèmes de l’économie nationale". Mais, explique l’Eglise, "c’est un signal de collaboration avec le travail, la créativité", "une forme d’éviter les excès, le laisser-aller et la démotivation". Les négociations sur le changement de jours fériés doivent "se centrer sur le corps de Dieu, entre mai et juin, 60 jours après la Pâques, et le jour de l’assomption (15 août).

Du coté des deux jours "civils", la droite propose la fin de la restauration de l’Indépendance du Portugal (1er décembre 1640), voire carémment le 5 octobre (1910) jour de la proclamation de la Première République, dont le centenaire a pourtant été fêté avec faste.

Tout cela est totalement absurde selon la CGTP. "Le Gouvernement reste sur une ligne qui ne fait qu’éliminer les droits de qui travaille et diminue la rétribution du travail" faisant l’analogie avec" un fossoyeur qui peut être le meilleur du monde, mais même s’il creuse 24 heures, il ne pourra être compétitif avec un tracteur".

La Gauche (Parti Communiste Portugais et Bloc de Gauche) dénoncent "l’obsession du gouvernement et du patronat à chercher en permanence la clé vers le manque de compétitivité dans la dégradation des salaires des travailleurs”. “Portugal est déjà l’un des pays avec les salaires les plus bas, c’est pourquoi il n’est pas admissible que ce soit toujours à travers la réduction continue du cout du travail que le pays trouvera une augmentation de sa compétitivité". Il s’agit maintenant de" rejeter le pacte d’agression" et "les vagues de mesures punitives contre le peuple portugais" qui enfoncent le pays "dans une spirale sans fin de récession".

La CGTP, soutenue par les associations d’indignés et de précaires, appelle à une grande manifestation nationale le 11 février 2012 pour "montrer les mécontentements, les protestations e indignations contre la politique qui vole les travailleurs et le peuple, pousse la pays dans le précipice".

Ce jour là, nous dirons "non à l’exploitation, aux inégalités et à l’appauvrissement! Une autre politique est possible et nécessaire !"

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  1. Risque FN / Négociations PS-EELV-FDG

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