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Déclaration de Claude DEBONS suite à l’allocution du président de la République
Le discours du prestidigitateur de campagne électorale ne fait plus illusion. Elles sont loin les promesses de campagne où il s’agissait de provoquer un « choc de confiance », d’aller « chercher la croissance avec les dents » et d’atteindre « le plein emploi en cinq ans ». Et qui peut croire aux bonnes paroles sur « moraliser le capitalisme » et « sanctionner les excès » quand toute sa politique économique et sociale se préoccupe davantage des dividendes des actionnaires que de l’emploi et du pouvoir d’achat des salariés.
Aujourd’hui, avec la croissance économique en berne, plus question de travailler plus pour gagner plus, maintenant c’est travailler moins pour gagner moins. Dans ce contexte, la liquidation des 35 heures et la libéralisation des heures supplémentaires aggravent la situation de l’emploi. Le paquet fiscal et le bouclier fiscal redistribuent aux riches des milliards qui manquent aujourd’hui pour soutenir l’activité en faveur de l’emploi.
Difficile dans ces conditions de faire croire que c’est seulement « la faute à la crise ». La réalité est là : la politique de Sarkozy aggrave la crise pour le plus grand nombre de nos concitoyens. Il veut poursuivre ses contre-réformes libérales de régression sociale et de démantèlement des services publics, ces mêmes politiques à l’œuvre depuis plus de vingt ans dans le monde et qui ont conduit à la crise actuelle.
L’indigence de son « plan de relance » annoncé début décembre ne permettra pas d’endiguer la montée du chômage. Sur les 26 milliards d’euros annoncés, il n’y en a que 5 à 7 (soit 0,25 à 0, 35 % du PIB) que l’on peut considérer comme soutenant l’activité dès 2009. On est très loin des 5 % du PIB des plans américains ou chinois. Et rien n’a été prévu pour soutenir la demande par l’augmentation du pouvoir d’achat. Comment dans ces conditions les entreprises embaucheraient-elles si la consommation est en berne et les carnets de commandes vides ?
Il est urgent de se mobiliser contre cette politique et pour exiger un « bouclier social » qui protège le plus grand nombre.





