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Le gouvernement contre le droit de mourir dans la dignité
Mercredi 26 Janvier 2011
François Autain, Marie-Agnès Labarre
Nous regrettons que, sous la pression du Gouvernement, les sénateurs n ’aient pas reconnu ce droit ultime de la personne atteinte d’un mal incurable de choisir librement les conditions de sa fin de vie. Si nous sommes d’accord avec le Gouvernement pour dire que la loi Leonetti adoptée en 2005 n’est pas ou peu appliquée, nous réfutons l’argument qui consisterait à opposer soins palliatifs et aide active à mourir. Envisager d’autoriser, dans certaines conditions, la mort assistée ne doit pas être considéré comme un refus ou une remise en cause des soins palliatifs mais bien comme la reconnaissance d’une ultime liberté qui leur est complémentaire.
Nous considérons que la possibilité pour la personne malade en fin de vie de recourir à l’aide active à mourir procède de la volonté d’étendre le champ des libertés individuelles. Il s’agit d’apporter à la personne une plus grande autonomie en lui donnant la possibilité de décider elle-même, de façon libre, éclairée et réfléchie, des conditions et du moment de sa propre mort.
François Autain, Sénateur du Parti de Gauche
Marie-Agnès Labarre, Sénatrice du Parti de Gauche





