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Santé : la colère de la Bastille !
La journée d’action du 2 avril contre la politique des Agences régionales de Santé a été un grand succès. Déjà, jeudi 31 mars, les Marseillais avaient devancé l’appel de la coordination nationale de défense des hôpitaux et maternité de proximité en accueillant comme il se doit Mme Bachelot en visite à l’ARS de la région Paca: 2500 personnes pour exiger les moyens nécessaires au bon fonctionnement des hôpitaux publics, un jeudi matin à 11heures, il fallait le faire !
Le hors-d’oeuvre marseillais a été suivi de plats de résistances partout en France samedi après-midi: 5000 personnes à la Bastille, un millier à Rennes, des centaines à Die dans la Drôme ...
Tous ces rassemblements étaient empreints de beaucoup de gravité face à la dimension des démolitions du service public orchestrées par le gouvernement . Au fil des interventions sur la tribune dressée aux pieds du Génie de la Bastille, syndicats SUD et CGT, collectifs d’usagers et de professionnels de santé ont dénoncé , avec le professeur André Grimaldi et le responsable du syndicat des urgentistes Patrick Pelloux, la gravité sans précédent des attaques .
De la colère et de l’espoir aussi , les comités et les organisations ainsi rassemblés prenant conscience de la force du nombre .
Les responsables et les causes du désastre sanitaire qui est en cours ont été clairement identifiés au cours des différentes interventions :
Les fermetures des services publics de santé se font au profit du privé sous couvert de « regroupements sanitaires » . L’honneur du service public et de celles et ceux qui y travaillent est d’accueillir tout le monde . Les cliniques privées choisissent leurs patients, et rendent des comptes à leurs seuls actionnaires . Lorsqu’elles ont des problèmes de rentabilité, la solution pour le gouvernement est de leur offrir la maitrise et la pratique d’une activité lucrative ... dans les locaux et avec les appareils achetés par le public, le plus souvent !
Dans le même temps, les régles de la concurrence mises en place par la directive « services » étranglent un peu plus chaque jour l’hôpital public et les centres de santé municipaux par l’application de la T2A (tarification à l’activité ).
En Ile-de-France, Claude Evin , directeur de l’ARS est bien le « reste à charge » qui nuit gravement à notre santé. Partout en France , le Parti de gauche appelle à la poursuite de la mobilisation après le 2 avril ,avec la coordination nationale , avec les syndicats, et les usagers engagés dans ce grand combat pour l’égalité républicaine d’accès aux soins.
Reportage réalisé par la Télé de Gauche :





