ACTUALITÉ •
LIRE TOUTES LES ACTUALITÉS
Fralib : « Unilever : Force et Bonté *…»

Vendredi 22 avril 2011, les salariés en lutte de l’entreprise FRALIB, « propriété » du groupe UNILEVER, ont appelé à un rassemblement devant l’ancienne usine Thé l’Eléphant, rue Flammarion à Marseille afin de contester l’annonce de la fermeture du site de Gemenos.
Près de 300 personnes, salarié-e-s, élu-e-s et citoyens, ont répondu à l’appel des syndicalistes. Laurence Sauvage, Secrétaire Nationale en charge des luttes sociales au Parti de Gauche, était présente afin de soutenir les salarié-e-s.
182, c’est le nombre d’emplois menacés si la direction obtient l’autorisation de mettre en place son plan « social ». 182 salarié-e-s qui, après avoir donné des années de leur vie pour faire vivre « l’Eléphant » dans les Bouches-du-Rhône, devraient se retrouver sans emploi dans un bassin déjà durement touché par le chômage. 182 familles qui se retrouveront dans la précarité…
Pourtant, l’avenir est possible sur le site de Gemenos. Olivier LEBERQUIER, Délégué Syndical CGT, interpelle les élus en rappelant qu’un projet de reprise a été élaboré et qu’il est actuellement soumis à expertise. Parmi les élus présents, Luc Léandri, Conseiller Régional Parti de Gauche membre du Front de Gauche en région PACA, rappelle qu’une délibération a été voté le 25 mars dernier au Conseil Régional afin d’aider les salariés à financer cette expertise.
Un projet qui privilégie les acteurs économiques locaux et la sauvegarde de l’activité sur le site de Gemenos.
Et c’est justement ce projet qui pose souci à la direction. Il est impensable pour Unilever de laisser des salarié-e-s assurer la continuité de la production industrielle sous la marque THE L’ELEPHANT, qui en a fait le succès.
L’état major d’Unilever a beau jour d’afficher sa volonté de sortir du conflit par le haut : d’un côté, il ne s’oppose pas à la reprise de l’outil industriel par les salariés du site, de l’autre, il refuse que la production se poursuive sous la marque THE ELEPHANT. Condition pourtant indispensable pour que le projet ne débouche pas sur une impasse commerciale.
Le Parti de Gauche réaffirme l’exigence de créer un organisme d’aide aux salariés pour la gestion de leur entreprise, de favoriser la création de sociétés de coopératives d’intérêts collectifs (SCIC) permettant d’associer salariés, usagers et collectivités territoriales dans des projets de développement durables.
* Sur la façade de l’ancien bâtiment du site de production Thé Eléphant, rue Flammarion à Marseille, on peut encore y lire « Force et Bonté »…





