ACTUALITÉ •
LIRE TOUTES LES ACTUALITÉS
Carrefour Market en grève

Depuis le 9 avril, le groupe Carrefour, numéro deux mondial de la distribution, vit des moments difficiles. Une forte grève dans les « Hyper Carrefour » avait imposé une augmentation salariale de 2% au 1er mars, une prime exceptionnelle de 220 euros brut en juillet, une remise de 10% sur les achats et la renégociation de la prime de vacances. Fait rarissime dans le secteur de la grande distribution. Les salariés belges s’étaient aussi mis en grève à la même époque contre le licenciement de 1700 personnes.
A présent, c’est au tour du personnel des « Carrefour Market » d’entrer dans la danse. Le 14 mai, à l’appel des syndicats, 300 « Market » ont marqué 2 heures d’arrêt de travail afin de réclamer les mêmes avantages que ceux accordés aux salariés des « Hyper ». Etait-ce un oubli de la direction ? Pas vraiment, puisqu’elle prévoit de rapprocher ces établissements des magasins dits « discounts » où ce sont les droits du travail qui sont en solde et où la seule augmentation est celle des cadences avec la mise en place de « petits chefaillons » qui « se permettent tout et n’importe quoi. ». En 5 ans, le groupe a licencié plus de 10.000 personnes et imposé un nouveau modèle opérationnel fondé sur le travail de nuit et détériorant les conditions de travail.
Il faut dire que Lars Olofsson directeur général du groupe depuis janvier 2009 est un des patrons les mieux payés de France avec 6.917.043 euros. Difficile pour lui de rogner sur ses revenus d’autant qu’il compte réaliser 2,1 milliards d’économies. En contrepartie, le groupe a versé 7,7 milliards d’euros de bénéfices à ses actionnaires. Le groupe pense aussi se séparer de l’enseigne discount Dia, opération financière qui permettrait de dégager des produits financiers pour les actionnaires, dont le fond de pension Colony Capital.
Le Parti de Gauche qui milite pour un salaire maximum pour les patrons réclame un véritable partage des richesses favorable au plus grand nombre et la fin de la précarité dont les femmes dans la grande distribution sont les premières victimes. Quand l’oligarchie s’en met plein les poches, il est urgent de construire l’alternative que constitue la révolution citoyenne !





