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Coppé restaure le travail forcé

La droite veut restaurer le travail forcé. Après M. Wauquiez qui souhaite faire effectuer des travaux d’intérêt général aux bénéficiaires du RSA, Jean-François Copé propose aux 25% de chômeurs que comptent les 18-25 ans, de travailler pour 1/3 du SMIC. Pour répondre à ceux qui ne verraient qu’une jeunesse assistée, fainéante et désordonnée, il réinvente le travail obligatoire et accentue la précarisation d’une jeunesse déjà en première ligne de leur casse libérale.
Son plan est simple : il s’agit de transformer le Service civique volontaire en un Service obligatoire de 4 mois avec une contrepartie financière mensuelle de 350 €, soit 3 fois moins que le SMIC. Instauré par M. Hirsch en mars 2010, le Service civique volontaire proposait une indemnisation de 650 € par mois pour 24h-35h d’investissement dans une association (sur une période de 6 à 9 mois). On était déjà bien loin du SMIC horaire. Mais M. Copé, qui à la même époque touchait 20.000€ par mois pour la location de son carnet d’adresses de cumulard de mandats à un des plus grands cabinets d’avocats parisiens, a la bonne idée en 2011 de restaurer le travail forcé et non rémunéré pour la jeunesse.
Faisant mine de ne pas entendre que la priorité de la jeunesse est bien d’abord et avant tout de trouver un emploi qui permette de se loger et de vivre correctement, l’UMP préfère flatter les réactionnaires de tout bord en condamnant la jeunesse à la "mendicité familiale" ou à la mendicité tout court...
Peut-être devrions-nous finalement appliquer la formidable idée de M. Copé aux ministres de ce gouvernement et lutter contre « le cancer de l’assistanat » tant décrié par M. Vauquiez : Service civique pour tous les ministres obligatoire de 4 mois, avec plafonnement des aides octroyées par leurs familles pour les aider financièrement. Ajoutons à cela qu’aucune prise en charge par le contribuable ne sera possible concernant leur logement, leur électricité, leur téléphone, leur connexion Internet, leurs frais de restaurant. Cela devrait peut-être leur donner l’idée de promouvoir les contrats de travail de droit commun pour tous et en particulier pour les 18-25 ans.





