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Contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "on lâche rien !"

Samedi 12 Novembre 2011
  Elodie Vaxelaire

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En plein bouleversement énergétique mondial, avec la fin du pétrole bon marché et l’accélération du réchauffement climatique, les exécutifs locaux de la région de Nantes et l’Etat accélèrent la mise en œuvre du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, censé remplacer l’aéroport existant à Nantes et en amplifier le trafic.

Les mêmes qui annoncent austérité et plans de rigueur sont prêts à dépenser des millions pour un projet, dont la rentabilité économique est plus que contestable, et dont les effets sur l’environnement – les bocages et les terres agricoles – seront destructeurs !

Ce projet menace en effet directement 2000 hectares de terres agricoles dans un bocage remarquable, riche de plus de 50% de zones humides. Il fait le pari du développement des Low Cost, dont les pratiques anti-sociales sont connues, et qui rendent les prévisions de créations d’emplois totalement aléatoires dans un secteur complètement libéralisé où les compagnies arrivent sur une plateforme ou la quittent du jour au lendemain. Il s’inscrit dans une vision libérale de l’aménagement du territoire, reposant sur la concurrence entre les territoires et le marketing territorial.

TOUS PERDANTS ? Non, un acteur sort grand gagnant : le groupe VINCI qui vient d’obtenir la concession exclusive de l’aéroport pour 55 ans assortie d’une scandaleuse « avance remboursable » de 115 M€ de la part des collectivités locales, par ailleurs étranglées financièrement !

Depuis le début, le parti de gauche soutient la coordination des opposants au projet, l’ACIPA, et la coordination des élus, le CéDPA, présidé par Françoise Verchère. Le parti de gauche a donc participé à la « tracto vélo », une manifestation originale qui a vu partir de Notre-Dame-des-Landes une caravane d’une cinquantaine de vélos, de 6 tracteurs et d’un autocar, pour rallier le Sénat et demander l’abrogation des décrets d’utilité publique de l’aéroport. Pendant une semaine, la caravane a reçu un accueil extraordinaire dans les villages et les bourgs traversés et permis de nombreuses rencontres avec des associations, syndicats et partis politiques.

Son arrivée à Paris a été accueillie le 12 novembre dernier par une manifestation de près de 5 000 personnes entre la Porte d’Orléans et le Sénat et conclue par des prises de parole. «Ce projet d’aéroport gourmand en terres et en argent public alors que le Premier ministre François Fillon nous annonce un plan de rigueur, c’est l’exemple type de ce qu’il ne faut plus faire», estime Julien Durand, porte-parole de l’association des opposants au projet (Acipa). Pour sa part, Françoise Verchère a rappelé qu’une étude commandée par le CéDPA avait mis en lumière les nombreux manquements dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes, et montré qu’une alternative était non seulement possible mais également beaucoup moins coûteuse sur l’aéroport actuel. Aux côtés d’EE-LV, du NPA, le Front de gauche était bien représenté avec Martine Billard, pour le PG, et Clémentine Autain, pour la FASE. « On ne lâchera rien » : la lutte va continuer, et le Parti de gauche la soutiendra.

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