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SNCF : Le Parti de Gauche présent au rassemblement contre le train privé

Environ 500 personnes ont répondu à l’appel de la CGT cheminots et de Sud Rail et se sont rassemblées lundi 12 décembre dès 8h, sur le parvis de la Gare de Lyon à Paris pour protester contre l’arrivée du premier train privé de voyageurs dans une gare française.
Sur le parvis, les responsables syndicaux ont insisté sur l’importance de l’événement qui consacre l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.
Dans le fret, la libéralisation et l’ouverture à la concurrence depuis 2009 ont entraîné un recul du transport ferroviaire au profit du transport routier. Les craintes sont de même nature pour le transport de voyageurs : baisse de la qualité du service, risques pour la sécurité, dégradations des conditions de travail des salariés, recherche de la rentabilité maximale au détriment du service public et de l’intérêt général.
En plein "big-bang" sur les horaires, il a été rappelé que la libéralisation n’est pas pour rien dans les désagréments actuels. Les travaux, aujourd’hui impératifs, sur les voies sont la conséquence directe du sous-investissement. Or, ce sous-investissement est le fruit de la séparation entre la gestion du réseau, confiée à RFF et l’exploitation du réseau, confiée à la SNCF et désormais à des compagnies privées.
Après les prises de paroles, les cheminots, usagers et militants sont allés sur le quai pour accueillir le train Thello numéro 220 de 9h24 en provenance de Venise. Nulle agressivité contre les voyageurs mais des huées contre la compagnie ferroviaire privée (filiale de Véolia) pour témoigner de la ferme intention de défendre le service public.
Aux côtés des syndicalistes, le Front de gauche était quasiment la seule force politique présente. Ce n’est pas une surprise quand on sait le Parti Socialiste et la majorité des Verts viennent de voter en faveur d’une nouvelle étape dans la libéralisation du rail au Parlement européen. A l’inverse, les députés européens du Front de gauche ont voté contre, réaffirmant leur opposition à la concurrence et leur attachement au service public.






