ARGUMENT •

LIRE TOUS LES ARGUMENTS


TVA sociale : 3ème plan de rigueur

Vendredi 20 Janvier 2012
  Laurent Maffeïs

Sous le nom de TVA sociale, la droite et le MEDEF veulent augmenter la TVA pour baisser encore les cotisations sociales. Cette recette, défendue par Nicolas Sarkozy est à la mode chez les libéraux. Depuis la grande coalition droite-SPD qui en 2007 a passé la TVA de 16 à 19% en Allemagne, jusqu’aux derniers plans d’austérité : en Grèce la TVA est passée de 19 à 23% et en Italie de 21 à 23%.

Ces hausses de TVA étouffent le principal moteur de l’activité, la consommation. La TVA est aussi particulièrement injuste. Les 10% des ménages les plus pauvres consacrent 8,1% de leur revenu à la TVA contre seulement 3,4% pour les 10% les plus riches. La TVA est donc un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

La TVA sociale est censée faire baisser les coûts de production en France, ce qui rendrait plus compétitifs les produits français face aux produits importés. Mais sur le marché national la hausse de la TVA renchérira aussi bien les produits fabriqués en France que les produits importés qui ne représentent que 14% en moyenne de la consommation des ménages. La TVA sociale se résume donc en fait à une nouvelle baisse du prix du travail dont l’effet pour l’emploi n’a jamais été démontré. 30 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales n’ont pas ralenti les délocalisations. Le Front de Gauche défend au contraire la hausse des salaires pour relancer immédiatement l’activité et sortir de la crise. Et la planification écologique combinée à un nouveau protectionnisme pour relocaliser l’activité et l’emploi.

Laurent Maffeïs

PROGRAMME PARTAGÉ •

LIRE LE PROGRAMME

LEGISLATIVES •

LIRE TOUTES LES QUESTIONS