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Porter les revendications de la révolution citoyenne portugaise en Juin: le défi de l’autre gauche portugaise
Le premier ministre du Portugal, le social démocrate José Socrates, a démissionné hier soir. Des élections législatives anticipées devraient avoir lieu en Juin prochain.
Ce n’est pas une surprise. Le plan d’austérité que le gouvernement voulait faire passer en force au Parlement portugais (quatrième du genre en un an), rencontrait à la fois l’opposition de l’autre gauche (Bloc de Gauche et Parti Communiste Portugais) et de la droite (le PSD de Barroso). Ils ne s’y opposent bien évidemment pas pour les mêmes raisons.
Ce quatrième plan d’austérité est une application directe des politiques de privatisations, de casse sociale et de déréglementation du droit du travail imposées conjointement par le FMI et la Commission européenne. La dégradation croissante de la note du Portugal et les pressions de ces deux organismes nuisibles font plier ceux qui prétendent accompagner l’eurolibéralisme et servent de prétexte à ceux qui aspirent à le servir.
La droite ne veut pas de ce énième plan. Elle veut faire la preuve de l’efficacité du Mécanisme européen de stabilité plébiscité par Monsieur Barroso, celui-là même qui doit être validé par le Sommet européen ces 24 et 25 Mars. Eux qui avaient voté pour les trois plans d’austérité précédents, ont fait valoir hier qu’il fallait demander l’assistance financière du Fonds européen de stabilité financière qui est la base de ce mécanisme en cours d’élaboration. Le FMI est partie prenante de ce fonds. La BCE et la Commission européenne aussi. L’assistance octroyée est conditionnée par l’acceptation de plans d’austérité draconiens.
L’autre gauche refuse catégoriquement cette nouvelle soumission aux diktats du FMI. Entre le pire et le pire encore elle choisit le combat. Les mouvements populaires des dernières semaines, celui de la lutte contre la précarité de la "génération à l’arrache" du 12 Mars dernier et ses centaines de milliers de manifestant-e-s, celui de la CGTP pour le droit au travail digne du 19 Mars et ses dizaines de milliers de manifestants, et tous les mouvements en préparation, sont autant de raison pour l’autre gauche de ne pas baisser la garde.
Le Parti de Gauche soutient l’autre gauche portugaise dans son courageux combat et espère la voir unie pour porter dans les urnes et au pouvoir les revendications de la révolution citoyenne qui point au Portugal, pour que les portugais et les portugaises ne vivent plus "à l’arrache".
A luta continua! A luta é alegria !






