Il ne faudrait pas croire que les Français vivant en Espagne ou au Portugal sont tous des employés de grands groupes financiers ou industriels vivant à l’abri d’un contrat signé dans l’hexagone. Il y a aussi pas mal de gens qui vivent et travaillent sous contrat local. Et qui prennent en pleine gueule les mesures antisociales dugouvernement conservateur Rajoy en Espagne ou se retrouvent dans les grandes mobilisations sociales portugaises. Du coup, les convergences avec la situation française apparaissent bien vite.« Quant tu discutes avec ces citoyens qui ont décidé que le Front de Gauche était pour eux, à eux même, tu vois que, d’aussi longtemps qu’ils vivent en Espagne ou au Portugal, ils suivent de très près ce qui se passe dans l’hexagone », explique Juliette. A Madrid, ce sont deux « expats », comme on dit, qui ont créé le Front de Gauche. Ils sont venus sur le site placeaupeuple2012.fr et se sont emparés de cette histoire en construction. L’un a rejoint le PG ; l’autre, qui militait déjà au Parti Communiste Espagnol, s’engage dans la construction du Front de Gauche à Madrid. Ensemble, ils ont initié des cahiers de doléances des Français de l’étranger.
Dans quelques jours, Juliette repart avec Alain Guillo, son fidèle organisateur de campagne, pour une troisième tournée dans la péninsule ibérique. Ensemble, ils rencontreront les Français d’Espagne et du Portugal, dans les cafés ou dans les locaux des organisations amies. A Lisbonne, le 12 mai, l’assemblée citoyenne a permis à une quinzaine de Français électeurs du Front de Gauche, dont la plupart ne se connaissaient pas, se sont rencontrés et ont pu faire connaissance. Ce faisant, l’expression de Mélenchon “On s’est retrouvés” a pris tout son sens. Toujours au Portugal, le 25 mai, une assemblée citoyenne se tiendra dans une galerie d’art à l’initiative d’une vieille dame cultivant son engagement libertaire de longue date de manière ostensible. Pour l’ami Bruno Fialho, son suppléant originaire du pays de la révolution des œillets, ça sera drôle comme rencontre. Lui – fils d’un des capitaines de la dite Révolution – et moi, ça nous fait rire.









