Ce dimanche 8/07, le Brésil a connu une agitation judiciaire sans-précédent autour d’une décision de Justice pour la libération de l’ex-Président Lula, emprisonné sans preuves depuis près de 100 jours. Répondant à la demande d’habeas corpus du leader afin qu’il puisse comme tout autre pré-candidat à l’élection présidentielle exercer son droit démocratique, Rogério Favreto, le juge de permanence du tribunal fédéral en charge de l’instruction du procès en seconde instance, a dû demander à deux reprises dans la journée que sa libération soit mise immédiatement en exécution. Mais face à lui, Sergio Moro, simple juge de première instance et bien qu’en vacances, s’est évertué à invalider la décision tout au long de la journée.

Tant et si bien qu’après que la police fédérale a confirmé à la Présidente du Parti des Travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, avoir bien reçu la demande de libération et être en train de procéder aux dernières démarches administratives pour libérer l’ancien Président, une contre-décision administrative du président du même tribunal fédéral, Thompson Flores, est venue bloquer la procédure.

Le Parti de Gauche manifeste sa préoccupation face à la confusion qui anime l’institution judiciaire brésilienne qui devrait pourtant assurer le respect de la légalité, si souvent bafouée depuis le début du procès. Le vide juridique laissé par le Tribunal Suprême Fédéral qui ne s’est toujours pas prononcé clairement sur différents recours déposés par la défense de Lula, alimente un climat d’incertitude qui prouve de plus en plus clairement l’inconsistance de cette condamnation et le caractère arbitraire des décisions prises par ceux qui dès le début orchestrent cette opération judiciaire pour empêcher le favori du scrutin de se présenter aux urnes.

Libérez Lula !

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